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Jésus homme libre 2

Je retiens trois grandes libertés fondamentales, qui marquent la vie de Jésus, mais elles ne sont pas exhaustives. Il est libre par rapport à sa famille. Il est libre par rapport à la religion. Il est libre par rapport à la loi. Et, naturellement, il propose ces chemins de liberté à ses disciples. Il est libre par rapport à sa famille. L’Évangile raconte cette scène étonnante où Marie et ses frères viennent le chercher pour le ramener à la maison car ils trouvent qu’il a perdu la tête. On lui dit: «Ta mère et tes frères sont là dehors qui te demandent». Réponse de Jésus: «Qui est ma mère et qui sont mes frères?» La distance entre Jésus et sa famille est prise. Le christianisme naissant, à la différence de l’islam, échappera au pouvoir de la famille. Cette liberté fondamentale fait partie de son enseignement: «personne ne peut être mon disciple s’il ne renonce à son père, sa mère, sa femme, son mari, ses enfants » etc. Cela ne s’adresse pas à quelques personnes qui feraient le choix du célibat pour vivre la sequela christi, mais est proposé à tout disciple. La Révélation chrétienne n’a pas attendu le docteur Freud pour dire les bienfaits de la séparation des enfants d’avec leurs parents. Jésus enseigne que ce premier renoncement est la première des libertés. Il faut avoir renoncé à l’autre et être détaché de l’autre pour vivre dans la liberté et dans l’amour. Attachement et détachement se conjuguent ensemble et se valident réciproquement. Ce premier renoncement s’accompagne d’une promesse. «Personne n’aura renoncé qu’il ne reçoive dès cette vie des frères et des sœurs, etc. ».

Cette première liberté ouvre des relations nouvelles avec la famille et est porteuse de la promesse d’une fraternité étendue. La promesse faite à Abraham – «Quitte ton pays ta parenté et je ferai de toi un grand peuple» (Genèse 12, 1). – est revécue par tout homme qui accepte ce renoncement fondateur. Il ouvre à une fraternité qui tend à devenir universelle. Les Écritures montrent Jésus entrain de vivre de cette fraternité avec ceux qu’il rencontre au hasard de ses allées et venues. Dans une société assez réservée, il montre une grande liberté avec les femmes qui surprend ses interlocuteurs. Il parle avec la samaritaine (Jean 4), femme à la vie mouvementée, dans un lieu fortement connoté: le puits, lieu de prédilection où les hommes et les femmes peuvent se rencontrer. La demande n’est pas anodine: j’ai soif! Et cette femme qui a vécu n’est pas dupe… Dans un geste de grande sensualité, il se laisse laver les pieds par Marie de Béthanie (Jean 12) … etc. Un groupe de femmes les accompagnent. Jésus instaure un nouvel ordre de relations entre hommes et femmes, avec les enfants et plus largement entre tous les êtres humains, dans une fraternité/sororité universelle qui a son fondement dans la révélation de la filiation divine de tout être humain. Le chemin est encore long avant que cette nouveauté de relation advienne dans la société et dans l’Église. Jésus est libre par rapport à la religion! Cela peut surprendre de dire cela de quelqu’un qui est au fondement d’une religion nouvelle! Certes, il ne fut pas en réaction contre le temple de Jérusalem comme le fut son cousin Jean Baptiste de famille sacerdotale. Prédisposé par son origine à accomplir la même fonction sacerdotale que son père, le Baptiste s’enfuit au Jourdain, refuse les sacrifices, mange végétarien et s’habille comme personne. Or, Jésus ne commence pas 7 Genèse 12, 1. 8 Jean 4. 9 Jean 12. son ministère au temple mais auprès du Baptiste. Jésus, par la suite, fréquentera le temple, mais il opèrera une véritable révolution religieuse en déclarant que le temple véritable c’est son corps, et donc le corps de tout homme, car nous sommes tous les membres de son corps, comme le dit l’apôtre Paul. Ce faisant, il désacralise tous les lieux sacrés et il sacralise l’homme. Nous n’avons pas fini de comprendre, d’accueillir et de vivre de ce message. Cette liberté inquiète les hommes religieux. Ils décident de l’éliminer. La liberté a un prix ! Jésus est libre par rapport à la loi. Il transgresse la sacrosainte loi du Sabbat. Il n’agit pas en anarchiste ou comme quelqu’un qui ferait ce que bon lui semble, au gré de ses envies passagères, mais il se comporte comme quelqu’un qui a des raisons supérieures, des critères supérieurs de jugement des situations. Il enseigne ainsi que l’amour et la miséricorde envers les personnes ont toujours le dernier mot sur tous les commandements, fussent-ils divins. Ce message dérange. On le voit bien, même dans l’actualité vive de la vie de l’Église. L’apôtre Paul fera une expérience cuisante. En bon juif, pharisien, fils de pharisien, éduqué auprès du grand maitre Gamaliel, il est comme il le dit lui-même dans les Actes des apôtres, un «observateur zélé de la loi » et «un partisan farouche de Dieu». À cause de cela, il deviendra le persécuteur de cette nouvelle secte juive des Nazaréens. Il a persécuté les chrétiens en observant la Loi divine et même pour observer la Loi divine. Quand il tombera à terre, il fera l’amère expérience de réaliser que Jésus lui-même, le fils de Dieu, le Messie attendu a été mis à mort au nom de la loi. Il a même été objet de malédiction de la loi. Cela bouleversera complètement Paul. Paul l’affirmera et cela fait partie de nos textes fondateurs que la Loi ne conduit pas nécessairement à la vie. Elle peut conduire à la mort. La loi sera désormais toujours suspecte depuis qu’elle a déclaré maudit le fils de Dieu et l’a cloué au gibet. Cela inspirera l’enseignement de Paul particulièrement dans les lettres aux Romains et aux Galates. Certes il ne rejette pas la loi. Elle est «nécessaire et juste et bonne», dit-il. Il la qualifiera de pédagogue. Mais elle doit toujours être interrogée. Je ne connais pas de critique plus intéressante et plus incisive de la loi, pas même chez Nietzsche. Une affirmation vient à la fois clore et résumer le tout: on n’est pas sauvé par l’observance de la loi mais par la foi. Le Christ nous a libérés dit-il même de la Loi non pas en la supprimant, «pas même une cédille», mais en nous donnant une autre manière de la vivre. Libre dans les relations, libre par rapport à la religion et à la loi, Jésus est libre aussi par rapport à lui-même y compris à sa propre mort. Il le dira d’ailleurs explicitement. Ma vie nul ne la prend, c’est moi qui la donne. Et il célèbre le don qu’il fait de lui-même dans un geste souverainement libre au cours du dernier repas qui donne tout son sens à sa passion et à sa mort sur la croix. Ainsi on peut dire de lui ce que Christian de Chergé disait d’Henri Verges, un mariste que j’ai plaisir à évoquer dans ce cadre mariste: «personne n’a pu lui prendre sa vie il y a longtemps qu’il l’avait donnée». La question qui se pose alors est la suivante : mais d’où lui vient cette liberté? On ne peut pas répondre trop vite à ce genre de questions. Il vaut mieux se laisser habiter par cette interrogation… Où est la source de la vraie liberté? Il y a chez lui un absolu du frère/sœur. Aucun n’a la moindre prévalence par rapport à un autre. Il ne préfère pas sa parentèle à tons ces autres. Il ne donne aucune supériorité aux hommes par rapport aux femmes, ni aux riches par rapport aux autres, ni aux puissants par rapport aux pauvres. Contre la mentalité de son temps, il donne aux enfants le statut de personne humaine à part entière. On mettra des siècles à le comprendre. Il accorde sa considération à l’étranger, fréquente le lépreux et l’exclu. Il n’interdit pas au pécheur de se mettre à table avec les autres. Bref, l’autre est un absolu, et, à cause de cela, tout le reste, aussi important que soit la loi, la religion est relatif à cet absolu de la fraternité. L’absolu du frère a sa source dans l’absolu de Dieu. Le Dieu de Jésus n’est pas le dieu d’une tribu, d’un groupe ou d’une église, il est le Père de tous les êtres humains sans exclusive… Cette paternité transcende toutes les appartenances sexuelles, religieuses ou sociales, établissant tous les hommes dans une égale dignité: «Dans le Christ, il n’y a plus ni homme, ni femme, ni juifs ni grecs, ni esclaves ni hommes libres». L’humanité aura encore besoin de temps pour comprendre cela et pour le vivre. Quant à Jésus, lui, il se découvre et il se vit comme le Fils bien-aimé du Père. Comment ne pas être libre quand on se sait une telle identité?

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Christian Salenson

ENGLISH

Jesus the Free Man 2

I will point out three main fundamental freedoms that mark the life of Jesus, but they are by no means exhaustive. He is free in relation to his family, and free also with regard to religion, as well as to the law. Naturally he offers his disciples these same paths to freedom.

He is free in relation to his family. The Gospel describes that astonishing scene where Mary and his brothers come looking for him, worried that he may have lost his mind and wanting to take him home. He is told: “Your mother and your brothers are standing outside and want to see you”. His answer: “Who are my mother and my brothers?”.

Jesus keeps his distance from the family. Early Christianity, in contrast to Islam, will escape from the power of the family. This basic freedom becomes part of his teaching: “Nobody can be my disciple unless he renounces his father, mother, wife, husband, or children”, etc. These words are addressed to every disciple and not just to those people who might choose celibacy as their way to live the sequela Christi. Christian Revelation did not have to wait for Dr. Freud to speak of the benefits of children learning to become separated from parents. Jesus teaches that this first “letting go” is also the first of many freedoms. In order to live in freedom and love, it is first of all necessary to let go of and be detached from another person. Attachment and detachment combine and confirm each other reciprocally.

This first renouncement is accompanied by a promise: “there is no one who has left home and brothers who will not receive many times more, etc.” This first freedom opens up new relationships with the family and brings with it the promise of an extended fraternity. The promise made to Abraham: “Leave your country and your kindred and I will make you a great nation”‘ becomes the lived experience of everyone who accepts this fundamental renouncement. It provides an opening to a fraternity which then becomes universal.

The scriptures show us Jesus living this fraternity with those whom he meets by chance on his journeys. In a traditionally reserved society he displays great freedom towards women, much to the surprise of those around him. He speaks with the troubled Samaritan woman  at a public place, the well, where men and women gathered to meet. “Give me something to drink!” It was not a trivial request, as the woman soon found out. He allows Mary of Bethany’ to wash his feet in a very sensuous manner. A group of women accompany him. Jesus inaugurates a new order of relationships between men and women, also with children, and even more widely still, among all human beings, in a universal fraternity/sorority founded upon the revelation of the divine son ship of every human being. There is still a long way to go before the newness of this relationship really penetrates society and the church.

Jesus is free with regard to religion! It may sound surprising to say this about someone who is setting up a new religion! Certainly he is not reacting against the Temple in Jerusalem like his cousin John the Baptist, who belonged to a priestly family and would have been expected to carry out religious functions in the steps of his father,but who instead, fled across the Jordan, refused to offer sacrifices, became a vegetarian and dressed very unusually. Jesus does, however, begin his ministry close to John the Baptist and not at the Temple. He will go there eventually to carry out a really religious revolution, by declaring that the real temple is his own body, and thus at the same time the body of every man and woman because we are all members of his body, as St. Paul said. By so doing, Jesus deconsecrates all sacred places and instead, consecrates men and women. We are still unable to really comprehend, take on board and live this message. This freedom bothered the religious people. They decide to do away with it. Freedom comes at a price.

Jesus is free with regard to the law. He breaks the holy law of the Sabbath. He does not however, act like an anarchist or in a mindless, impulsive manner,but as someone with higher reasons and superior criteria for judging situations. He thus teaches that love and mercy towards people always have the last word over all other commandments even divine ones. It is an upsetting message. And we can still see it happening in the actual life of the Church today.

Paul, the Apostle will meet with a bitter experience. A good Jew, a Pharisee, son of a Pharisee, studied under the great Master Gamaliel, he was, as he says himself in the Acts of the Apostles, a zealous observer of the law, a religious fanatic. He thus became the persecutor of the new Jewish sect called the Nazareens. He persecuted Christians in observance of the divine law and because of it. When he falls to earth he undergoes the bitter experience of realizing that Jesus himself, Son of God, the awaited Messiah was put to death in the name of the law. He was even made the object of the curse of the law. Paul is completely shattered, which he admits himself and then goes on to make that experience the basis of his fundamental teaching on how the law does not necessarily lead to life. It can lead to death and will always remain suspect for having declared accursed the Son of God and nailing him to a gibbet. Such is the inspiration behind Paul’s teaching in the letters to the Galatians and the Romans. It is true that he does not reject the law. He calls it “necessary, just and good”, but qualifies it as being a pedagogue that should always be questioned. I know no other more interesting or incisive critique of the law than that, even in the writings of Nietzsche. It can be summed up in the affirmation: One is saved not by the observance of the law, but rather, by faith. Christ himself says he has liberated us from the law, not by doing away with even one tiny detail of it but by giving us another way of living.

Free in his relationships, free in relation to religion and law, Jesus is free also in relation to himself, including his own death. He will say it himself, in fact: No one takes away my life. It is I who give it. And he celebrates the gift he makes of himself by a supremelyfree gesture during the Last Supper which illustrates the meaning of his passion and death on the cross. Thus one could say about him what Christian de Cherge said of Henri Verges, a Marist whose memory I have the pleasure of evoking here in these Marist surroundings: Nobody could take away his life, he has been giving it away for so long!

The question to be asked now is this: where does that freedom come from? This kind of question ought not to be answered too quickly. It would be good if we were able to let this inquiry continue to occupy us. Where is the source of such true freedom? There is an absolute in Jesus, that of brother/sister. Nothing possesses the slightest priority over another. He gives no preference to men over women, to rich people in relation to others, nor to the powerful compared to the poor. In contrast to the mentality of his times, he gives children entirely the same status as adults. It will take centuries to understand this. He shows consideration to strangers, mixes with lepers and people who are excluded from society. He does not forbid sinners from coming to the table with other people. In short, the other is an absolute, and because of that, everything else, however important law and religion may be, becomes relative, in relation to this absolute of fraternity.

The absolute of the brother has its source in the absolute of God. The God of Jesus is not the God of a tribe or a group or a church. He is the father of all human beings without exception, whose paternity transcends every sexual, religious or social alliance and establishes all people in equal dignity: “In Christ there are no longer men, women, Jews or Greeks, slaves or freemen”. Humanity still needs more time to understand this and live accordingly.

As for Jesus, he discovers himself and sees himself as the well-beloved Son of the Father. How could anyone not be free when they are aware of such an identity.

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Christian Salenson

ESPAÑOL

Jesús hombre libre 2

Presento tres libertades fundamentales que marcan la vida de Jesús aunque no de manera exhaustiva. Es libre con respecto a su familia. Es libre con respecto a la religión. Es libre de la ley. Y, por supuesto, ofrece estos caminos la libertad a sus discípulos.

Es libre con respecto a su familia.

El Evangelio describe esta increíble escena en la que María y sus hermanos vienen a buscar a Jesús para llevarlo de regreso a casa porque ha perdido la cabeza. Le dijeron: “Tu madre y tus hermanos están afuera y te buscan”.  Jesús responde: “¿Quién es mi madre y quiénes son mis hermanos” La distancia entre Jesús y su familia ha sido marcada. El cristianismo primitivo, a diferencia de Islam, se distancia del poder de la familia. Esta libertad fundamental es parte de su enseñanza: “nadie puede ser mi discípulo a menos que renuncie a su padre, su madre, su esposo, su esposa, sus hijos, etc.” Esto no se dirige a unas pocas personas que elegirían vivir la “Sequela Christi” (el seguimiento de Jesús) célibemente, sino que se ofrece a todos los discípulos. La revelación cristiana no esperó a que el Dr. Freud hablara de los beneficios de la separación de los niños de sus padres. Jesús enseña que esta primera renuncia es la primera libertad. Debemos renunciar a los otros y desapegarnos de ellos para vivir en libertad y en el amor. El apego y el desapego se combinan entre sí y validan mutuamente. Esta primera renuncia se acompaña de una promesa. “Nadie ha dado lo que recibe en esta hermanos y hermanas de vida, etc. “.

La primera libertad abre nuevas relaciones con la familia y lleva la promesa de una gran hermandad. La promesa hecha a Abraham – “Vete de tu tierra y de tu parentela, y haré de ti una nación grande” (Génesis 12: 1). – Se revive por cada hombre que acepta lo que la renuncia fundador. Se abre a una fraternidad que se está convirtiendo universal. Escritura muestra el espíritu de Jesús a vivir esta hermandad con los que se reúne por casualidad su paradero. En una sociedad reservada, Jesús muestra una gran libertad con las mujeres que sorprende a sus interlocutores. Él habla con la mujer samaritana (Juan 4), esposa de la azarosa vida en un lugar fuerte connotación: el pozo, un lugar preferido donde los hombres y las mujeres pueden encontrarse. La petición no es trivial: Tengo sed! Y la mujer pronto lo descubre … En un gesto de gran sensualidad, se deja lavar los pies de María de Betania (Juan 12) … etc. Un grupo de mujeres las acompañan. Jesús introdujo así un nuevo orden de relaciones entre hombres y mujeres, con los niños y más ampliamente entre todos los seres humanos, en una fraternidad / sororidad universal que tiene su fundamento en la revelación de la filiación divina de todo ser humano. El camino aún es largo antes de que esta nueva relación sea una realidad en la sociedad y en la Iglesia.

Jesús es libre con respecto a la religión

Esto puede parecer sorprendente hablando de alguien que está en la base de una nueva religión! Ciertamente no fue una reacción contra el templo de Jerusalén como era su primo Juan el Bautista familia sacerdotal. Predispuesto por su origen para realizar la misma función sacerdotal que su padre, el Bautista huyó a Jordania niega sacrificio, comer vegetariano y vestidos como uno. Pero Jesús no comienza 7 Génesis 12 1. Juan 4. 8 9 12. Jean ministerio en el templo, pero con el Bautista. Jesús, después de eso, va a asistir al templo, pero va a operar una verdadera revolución religiosa al declarar que el verdadero templo es su cuerpo, y por lo tanto el cuerpo de cualquier persona, porque todos somos miembros de su cuerpo, como se dijo el apóstol Pablo. Al hacerlo, desacraliza todos los lugares santos y sacraliza al ser humano. No hemos terminado de entender, aceptar y vivir este mensaje. Esta libertad inquieta a los hombres religiosos. Deciden eliminarlo. La libertad tiene un precio!

Jesús es libre en relación a la ley.

Transgrede la sacrosanta ley del sábado. Pero no es como anarquistas o como alguien que haga lo que quiera, de acuerdo con sus deseos fugaces, sino que se comporta como alguien que tiene razones y criterios superiores con las que juzga situaciones. Él enseña, que el amor y la misericordia hacia las personas tienen siempre la última palabra en todos los mandamientos, incluyendo los divinos. Este mensaje es inquietante. Y podemos aun verlo en la vida de la Iglesia hoy. El apóstol Pablo se encontrará una experiencia amarga. Un buen judío y fariseo, hijo de fariseo, educado al maestro general de Gamaliel, es como él mismo dice en los Hechos de los Apóstoles, un “celoso observador de la ley” y “un fuerte defensor de Dios.” Debido a esto, se convertirá en el perseguidor de la nueva secta judía de los nazarenos. Persiguió a los cristianos observando la ley divina. Al caer al suelo, que hará que la amarga experiencia para darse cuenta de que el mismo Jesús, el hijo de Dios, el Mesías esperado fue condenado a muerte en el nombre de la ley. Incluso ha sido objeto de la maldición de la ley. Este revolucionar completamente Pablo. Pablo afirmará y esto es parte de nuestros documentos fundacionales que la Ley no necesariamente conduce a la vida. La ley nos puede llevar a la muerte. La ley ahora siempre sospechoso ya que ella dijo que maldijo el hijo de Dios y clavado a la horca. Esto inspirará a la enseñanza de Pablo sobre todo en las cartas a los Romanos y Gálatas. Ciertamente, él no rechaza la ley. Es “necesaria y justa y buena”, dijo. La calificará como pedagoga. Pero siempre debe ser cuestionada. No conozco ninguna crítica más interesante e incisiva de la ley, ni siquiera Nietzsche. Una afirmación clave y resumen todo: no somos salvos por la observancia de la ley, sino por la fe. Cristo nos liberó incluso de la Ley no suprimiéndola “ni siquiera una cedilla” sino al darnos otra manera de vivirla. Gratuito en las relaciones, libre de la religión y la ley, Jesús también es gratuita en relación a sí mismo que incluye su propia muerte. También dice explícitamente. Mi vida nadie lo toma, soy yo el que lo da. Y celebra el don que hace de sí mismo en una libre circulación soberanamente durante la última comida que da sentido a su pasión y muerte en la cruz. Por lo tanto podemos decir de ella lo dijo Christian Chergé Henri Vergès, marista me complace recordar en este contexto marista: “nadie podía quitarle la vida hace mucho tiempo que la había dado “. La pregunta que surge es: ¿pero dónde lo hizo de esta libertad? No podemos responder muy rápidamente a tales preguntas. Es mejor dejar de vivir con esta pregunta … ¿Dónde está la fuente de la verdadera libertad? Hay una casa absoluto del hermano / hermana. No obstante prevalente con respecto a otro. Él no prefiere los suyos a los otros tonos. No da la superioridad de los hombres sobre las mujeres o ricos en comparación con otros, ni los poderosos sobre los pobres. En contra de la mentalidad de su tiempo, da a los niños la condición de persona humana entera. Tomó siglos para entender. Él da su cuenta en el extranjero, asistió a los leprosos y los excluidos. No prohíbe el plantón pecador a la mesa con los demás. En resumen, el otro es absoluta, y por eso, todo lo demás es tan importante como el derecho, la religión es en esta hermandad absoluta. Hermano Absoluto tiene su fuente en lo absoluto de Dios. El Dios de Jesús no es el dios de una tribu, grupo o iglesia, él es el Padre de todos los seres humanos sin excepción … Esta paternidad trasciende todas las afiliaciones sexuales, religiosas o sociales, estableciendo todos los hombres con la misma dignidad: “En Cristo no hay ni hombre ni mujer, judío ni griego, ni esclavo ni libre”. La humanidad aún necesitará tiempo para entenderlo y vivirlo. Y el mismo Jesús, que descubre y se vio como el Hijo amado del Padre. ¿Cómo no estar libre cuando sabemos dicha identidad?

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  Christian Salenson

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Jésus homme libre  1

Jésus homme libre Un théologien français, aujourd’hui décédé, a écrit un remarquable petit livre intitulé: «Jésus homme libre» (Christian Duquoc, Jésus homme libre, Cerf, 1974). J’aime ce titre car, d’une certaine manière, la liberté n’existe pas. Il n’existe que des hommes et des femmes plus ou moins libres. La liberté est toujours une liberté vécue. Jésus n’a pas donné d’enseignement philosophique sur la liberté. Il a vécu en homme libre et il a agi et il a dispensé un enseignement libérant pour ses interlocuteurs et ses disciples. La liberté fait peur. Elle n’est pas vraiment aimée car elle malmène forcément les habitudes, les représentations, les hiérarchies de valeur d’un milieu social ou d’une institution, et même les normes religieuses, morales et donc éducatives. Aussi, lorsque l’on parle de la liberté, commence-t-on en général par tracer des limites, des mises en garde, des avertissements etc. On pourrait croire que la liberté a une place de choix dans des sociétés libérales. Le discours sur la liberté fait partie de la définition de la démocratie. Mais, les citoyens n’échappent pas à de nombreuses restrictions. L’idéologie sécuritaire, qui a redoublé d’intensité depuis le 11 septembre 2011, met en danger cette liberté. D’autre part, le pouvoir médiatique a la capacité d’imposer des représentations, des comportements, des habitus, sans rencontrer beaucoup de contrepouvoirs… un peu d’indignation parfois! (Indignez-vous…) Des libertés fondamentales ne sont pas pleinement garanties, y compris en France, telle la liberté religieuse. Des démocraties font peser un soupçon sur la France, à cause de la loi sur les signes ostentatoires à l’école ou sur les sectes. Aux États-Unis, inquiéter quelqu’un parce qu’il porte un foulard est une atteinte grave à la liberté religieuse, comme l’a rappelé vigoureusement Barak Obama dans son célèbre discours du Caire (1) . La liberté n’est jamais gagnée… et la liberté religieuse est la plus fragile de toutes. La liberté de Jésus a inquiété ses contemporains, au point que les responsables ont jugé plus utile de s’en débarrasser. Son sort fut comparable à celui de Socrate contraint de boire la cigüe, accusé de détourner la jeunesse quand il ne faisait que leur apprendre à penser librement. La liberté de Jésus inquiète toujours les institutions. Dans Les Frères Karamazov de Dostoïevski , le grand inquisiteur fait reproche à Jésus d’avoir donné aux hommes cette liberté: « L’homme préfère la paix et même la mort à la liberté… Il n’y a rien de plus séduisant pour l’homme mais aussi de plus douloureux. Tu as accru la liberté humaine au lieu de la confisquer et tu as ainsi pour toujours imposé à l’être moral les affres de cette liberté». Aussi, un des premiers réflexes consiste à endiguer cette liberté étonnante qui est celle-là même de « l’Esprit dont on ne sait ni d’où il vient ni où il va». On se souvient de cette visite de Nicodème à Jésus dans laquelle il l’appelle à cette liberté de l’Esprit, car si l’esprit est comme le vent, «ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit » (Jean 3,8) . Je retiens trois grandes libertés fondamentales, qui marquent la vie de Jésus, mais elles ne sont pas exhaustives. Il est libre par rapport à sa famille. Il est libre par rapport à la religion. Il est libre par rapport à la loi. Et, naturellement, il propose ces chemins de liberté à ses disciples.

  1. Discours du Caire de Obama. « Il est important pour les pays occidentaux d’éviter de gêner les citoyens musulmans de pratiquer leur religion comme ils le souhaitent, et par exemple en dictant les vêtements qu’une femme doit porter. Je rejette les vues de certains en Occident » pour qui le fait «qu’une femme choisisse de couvrir ses cheveux a quelque chose d’inégalitaire».

.Christian Salenson

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ENGLISH

Jesus the free man   1

A French theologian, Christian Duquoc, wrote a remarkable little book entitled “Jesus the free man”‘ (Jesus homme libre, Cerf, 1974). I like the title because in a certain sense freedom as such does not exist. People exist, men and women who are more or less free. Freedom is always a lived freedom. Jesus did not give a philosophical teaching about freedom. He lived as a free man, acted freely and spread among his listeners and disciples a teaching that liberates.   Freedom strikes fear. It is not particularly popular whenever it upsets certain ways, customs, habits, the symbols and value systems of a social group, or religious, moral and educative standards. Whenever one speaks of freedom there is a tendency generally to begin marking off limits and set up warnings.   One would think that freedom has choice of place within liberal societies where discourse on freedom is part of the definition of democracy. However, citizens do not escape the numerous restrictions. Security ideology has doubled in intensity since September 11, 2001 put this freedom in danger. The media too has contributed through imposing its images, styles of behavior and habits without encountering very much opposition, except perhaps occasional indignation !   There are some fundamental freedoms which are not entirely guaranteed, including, for instance, freedom of religion, here in France. Some democracies regard France with suspicion because of the laws concerning symbols in schools or sects. In the United States causing trouble to someone wearing a scarf is treated as a serious attack on their freedom, which was referred to vigorously by President Obama in his famous address in Cairo (1). Freedom does not come easily, and religious freedom is the most fragile of all. The freedom enjoyed by Jesus upset his contemporaries so much that those responsible judged it best to get rid of him. His fate was like that of Socrates who was forced to drink hemlock when accused of corrupting young people by teaching them to think freely. Institutions are always disturbed by Jesus’ freedom. In Dostoyevsky’s “The Brothers Karamazov” , the Great Inquisitor blames Jesus for having given this freedom to people: “Men prefer peace, and even death, to freedom. There is nothing more seductive or painful. You have increased human freedom instead of confiscating it and imposed its anguish on the moral being”. An immediate and very common reflex action consists in setting out to oppose this astonishing freedom even though it comes from the Spirit. One recalls Nicodemus’ visit to Jesus where this freedom of the Spirit is compared to the wind: “We cannot tell where it comes from or where it is going, and so it is with everyone who is born of the Spirit”‘. I will point out three main fundamental freedoms that mark the life of Jesus, but they are by no means exhaustive. He is free in relation to his family, and free also with regard to religion, as well as to the law. Naturally he offers his disciples these same paths to freedom.

  1. Obama Cairo speech: “It is important that western countries avoid preventing Muslim citizens from practicing their religion as they wish, for example by dictating what clothes women should wear / reject the views of certain people in the West for whom a woman’s choice in covering her hair constitutes inequality”

Christian Salenson

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ESPAÑOL

Jesús hombre libre  1

Un teólogo francés contemporáneo, ya fallecido,  (Christian  Duquoc) escribió un notable librito titulado “Jesús hombre libre”.  Me gusta mucho el título porque de alguna manera la libertad no existe solo existe en las mujeres y los hombres más o menos libres: la libertad siempre es una libertad vivida.  Jesús mismo no ofreció ninguna reflexión filosófica sobre la libertad sino que vivió como un hombre libre y así, libremente actuó y transmitió una enseñanza liberadora a sus interlocutores y a sus discípulos. La libertad produce miedo. En realidad no es popular porque confronta ciertos hábitos, representaciones y valores del entorno social o de una institución, inclusive religiosa o moral y por lo tanto también a la educación. Cuando alguien habla de libertad, suele comenzar por establecer límites y dar advertencias. Uno podría pensar que la libertad tiene un lugar muy importante en las sociedades liberales pues el discurso sobre la libertad es parte de la definición de la democracia. Pero los ciudadanos no son inmunes a muchas restricciones. La ideología de la seguridad, que ha aumentado su intensidad desde el 11 de septiembre del 2011, pone en peligro esa libertad. Por otro lado, el poder mediático tiene la capacidad de imponer representaciones, comportamientos y hábitos no encuentra adecuados controles y equilibrios , quizá solo ocasionalmente la indignaciones! (Indignémonos!!) Las libertades fundamentales no están plenamente garantizadas, incluso en Francia, como la libertad religiosa. Algunas democracias miran a Francia con sospechas, debido a la ley de símbolos en las escuelas o sectas. En los Estados Unidos, provocar un problema porque a alguien porque lleva un velo en la cabeza es considerado una grave violación de la libertad religiosa, como lo recuerda vigorosamente Barak Obama en su famoso discurso en El Cairo (1). La libertad nunca se logra fácilmente y la libertad religiosa es la más frágil de todas. La libertad de Jesús inquietó a sus contemporáneos hasta el punto que los responsables juzgaron útil hacerlo desaparecer. Su destino fue comparable al de Sócrates condenado a beber cicuta acusado de corromper a los jóvenes cuando lo único que hizo fue enseñarles a pensar libremente. La libertad de Jesús inquieta siempre a las instituciones. En “Los hermanos Karamázov” de Dostoyevski, el gran inquisidor le reprocha a Jesús de haberle dado a los hombres esta libertad. “El hombre prefiere la paz, el emplazamiento y hasta la muerte a la libertad. No hay nada más atractivo para el ser humano, pero también nada más doloroso. Has aumentado la libertad humana en lugar de contenerla, imponiéndole al ser moral la angustia asociada”. Una de los primeras y más comunes acciones reflejas es la detener esta increíble libertad aun cuando pueda venir del Espíritu. Recordamos la visita de Nicodemo a Jesús donde esta libertad de Espíritu es comparada al viendo que “no podemos decir ni de dónde viene ni a dónde va, lo mismo pasa con aquel que nace del Espíritu” ( Juan 3,8). Señalaré las tres grandes libertades que marcan la vida de Jesús. Pero sin que sean exhaustivas:  Es libre en su relación con su familia; Es libre en su relación con la religión;  Es libre en su relación con la ley. Y naturalmente él propone este camino de libertad a sus discípulos.

  1. Discurso en El Cairo Obama. “Es importante que los países de Occidente eviten impedir que los ciudadanos musulmanes de la práctica de la religión como deseen, por ejemplo, dictando la ropa que una mujer debe llevar. Rechazo la opinión de algunos en Occidente “para que el” una mujer opta por cubrir su cabello es algo desigual “.

Christian Salenson

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Bonjour chers amis du MONDAY BLOG ON MYI!

Aujourd’hui, nous commençons la publication de cinq parties de la conférence que le Père Christian Salenson a donné dans le 2014 FORUM in TOULON, France en Novembre. Nous allons accompagner le texte avec des sections de la conférence vidéo. Dans cette première partie est un bref résumé de celui-ci. Ce est une conférence très intéressante et nous croyons être d’intérêt pour les jeunes maristes du monde dans son recherche de la liberté.

Le Père Christian Salenson, né en 1948 dans les Cévennes, est un homme du midi. Il a été ordonné prêtre en 1974 dans son diocèse de Nîmes. Pendant 9 ans, jusqu’en 1983, il a été prêtre en paroisse. Puis son charisme auprès des jeunes l’a fait nommer aumônier national d’un mouvement de jeunes, et en 1986, professeur au séminaire d’Avignon dont il est devenu directeur en 1991. Au bout de 7 ans à ce poste, il devient vicaire général du diocèse de Nîmes et reste 4 ans à ce poste. Il est maintenant directeur de l’Institut de Science et de Théologie des Religions (ISTR) à Marseille. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Les sacrements, 7 clés pour la vie, Cette église que je cherche à comprendre écrit avec Maurice Vidal, Catéchèses mystagogiques pour aujourd’hui et des écrits sur le père de Chergé, supérieur des moines de Tibhirine.

Éduquer à la Liberté

Introduction

Je me souviens de ce jour de retraite – j’étais alors jeune prêtre et je découvrais passionnément les lettres aux Galates et aux Romains de saint Paul – où je suis tombé en arrêt devant cette phrase de Paul: Le Christ nous a libérés pour que nous soyons vraiment libres1 . J’étais émerveillé! La liberté était donc à ce point importante qu’elle n’avait besoin d’aucune autre justification qu’ellemême. Elle est à elle-même son propre but! J’ai gardé cela toute ma vie comme un trésor précieux ! La question qu’il m’a été demandée de traiter est l’éducation à la liberté. Dans le cadre de l’enseignement catholique, cette liberté est inspirée par la révélation chrétienne. Elle fait partie de l’anthropologie chrétienne qui préside à l’éducation que l’on entend dispenser dans les établissements catholiques. Aussi je voudrais vous entrainer vers les fondements de cette liberté dans la Révélation chrétienne, à travers la personne de Jésus, puis dégager quelques conséquences dans l’anthropologie chrétienne, enfin faire quelques remarques sur l’éducation à la liberté. Du moins vais-je essayer, car je ne suis ni enseignant, ni chef d’établissement et donc vous aurez probablement bien des réajustements à faire.

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ENGLISH 

Hi dear friends of MONDAY BLOG IN MYI

Today we begin the publication of five parts of the conference that Fr. Christian Salenson presented at EUROPEAN EDUCATION FORUM in Toulon, France in November 2014. We will accompany the text with video sections of the conference. In this first video we present a brief summary of its content. It is a very interesting conference and we believe it will be of interest to young Marist in the world in their search of freedom.

Father Christian Sanlenson, born in 1948 in the Cévennes, is a man from the South of France. He was ordained Priest in 1 9741n the diocese of Nimes. For nine years until 1983, he was a parish priest. Then his charisma especially among the young helped to his being appointed national chaplain of a youth association and in 1986 professor at the Avignon Seminary whose Director he became in 1991. After seven years in office, he became general vicar of the diocese of Nimes and remained four years in charge. He is now director of the Marseille ISTR (Science and Theology of Religions Institute). He has had many of his essays published, among which The sacraments, 7 keys for life, This Church I am trying to understand, co-written with Maurice Vidal, Mystagogical Catechetics for today and writings on Father de Cherge, superior of the Monks in Tibhirine.

EDUCATION FOR FREEDOM

Christian Salenson

Introduction

I remember once during a retreat while I was still a young priest, passionate about the letters of St. Paul to the Romans and Galatians, being overwhelmed by the words: “Christ set us free so that we should remain free”‘. I was astonished! Freedom itself alone was of such importance that it needed no other justification. It is in itself its own end. I have held on to that all my whole life, like a precious treasure.

The question here that I have been asked to present is Education for Freedom. Within the framework of catholic education, this freedom is inspired by Christian Revelation. It is part of the Christian anthropology that governs the education provided by catholic institutions. I would like to explore with you the foundations of this freedom, which are found in Christian Revelation, particularly in the person of Jesus, drawing out some of its significant aspects in Christian anthropology and finally make some remarks concerning education towards freedom. At least, I shall try to do this, though I am neither a schoolteacher nor a director of an institution, so you will probably have to make readjustments later.

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ESPAÑOL

Hola queridos/as amigos/as del LUNES DE BLOG EN MYI!!

Hoy comenzamos la publicación en cinco partes de la conferencia que el Padre Christian Salenson impartió en el FORO EUROPEO DE EDUCACIÓN en Toulon, Francia en noviembre de 2014. Acompañaremos el texto con secciones de la conferencia en video. En esta primera parte presentamos un breve resumen de su contenido como introducción. Es una conferencia muy interesante y creemos que será de interes para los jóvenes maristas del mundo en su camino de búsqueda de la libertad.

El P. Christian Salenson, nació en Francia en1948 en la región de Cevennes;  es decir es “sureño”. Fue ordenado sacerdote en 1974 en la diócesis de Nîmes. Desde hace 9 años, hasta 1983, fue párroco. Entonces su carisma entre los jóvenes lo hizo nombrar capellán nacional de un movimiento juvenil, y en 1986 profesor en el seminario de Avignon del que fue nombrado director en 1991. Después de 7 años en esta posición, se convirtió en vicario general de la diócesis de Nîmes y está desde hace 4 años en este servicio. Actualmente es Director del Instituto de Ciencia y Teología de las Religiones (ISTR) en Marsella. Es autor de numerosos libros, entre ellos Los sacramentos, 7 llaves de la vida, Esta iglesia que trato de entender escrito con Maurice Vidal, Catequesis mistagógica hoy y escritos sobre el padre de Chergé, superior de los monjes de Tibhirine.

EDUCAR PARA LA LIBERTAD

Christin Salenson

Introducción

Recuerdo este día de retiro – Yo era entonces un joven sacerdote y apasionadamente descubrí las cartas a los Gálatas y a los Romanos de San Pablo – Me sacudió la sentencia de Pablo: Cristo nos ha liberado para que podamos ser realmente libres (Gal 5, 1). Quedé sorprendido! Por lo tanto, la libertad era tan importante que no necesitaba ninguna otra justificación. Es en sí misma su propia meta! Lo conservé toda mi vida como un tesoro precioso! El tema que se me pidió que tratar en esta conferencia es: La Educación a la Libertad. Como parte de la doctrina católica, esta libertad está inspirada en la revelación cristiana. Es parte de la antropología cristiana que ilumina la educación y que se ofrece en las instituciones católicas. También quiero ofrecer los fundamentos de la libertad en la revelación cristiana, en la persona de Jesús, y sacar algunas consecuencias en la antropología cristiana finalmente hacer algunas observaciones sobre la educación para la libertad. Al menos lo intentaré, porque yo no soy ni maestro, ni director de escuela, por lo probablemente ustedes deberán hacer muchos ajustes a lo que voy a decir.

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EVANGELII   GAUDIUM

TEXTE VI

CHAPITRE CINQ. ÉVANGÉLISATEURS AVEC ‘ESPRIT

Notre François avertit que dans ce dernier chapitre n’offrira pas une synthèse de la spiritualité chrétienne, ni ne développera de grands  thèmes. Il proposera simplement quelques réflexions sur l’esprit de la nouvelle évangélisation.

Motivations d´une impulsion missionnaire renouvelée

« Du point de vue de l’Évangélisation, il n’y a pas besoin de propositions mystiques sans un fort engagement social et missionnaire, ni de discours et d’usages sociaux et pastoraux, sans une spiritualité qui transforme le cœur…. »  Au même temps, « on doit repousser toute tentation d’une spiritualité intimiste et individualiste, qui s’harmoniserait mal avec les exigences de la charité pas plus qu’avec la logique de l’Incarnation ».  Avec ces déclarations, notre François commence les réflexions annoncées.

Sous la rubrique La rencontre personnelle avec l’amour de Jésus qui nous sauve, il nous dit que ” “la première motivation pour l’évangélisation est l’amour de Jésus que nous avons reçu…Mais, quel est cet amour qui ne ressent pas la nécessité de parler de l’être aimé, de le montrer, de le faire connaître ?  … »Essayer de construire le monde avec son Évangile n’est pas la même chose que de le faire seulement par sa propre raison. »  Le plaisir spirituel d’être un peuple  est un chapitre dans lequel notre François nous fait réfléchir sur l’importance “d’être proche de la vie des gens… C’est pourquoi, si je réussis à aider une seule personne à vivre mieux, cela justifie déjà le don de ma vie. C’est beau d’être un peuple fidèle de Dieu. »  Il nous rappelle ensuite que «Dans le deuxième chapitre, nous avons réfléchi sur ce manque de spiritualité profonde qui se traduit par le pessimisme, le fatalisme, la méfiance », et que « certaines personnes ne se donnent pas à la mission, car elles croient que rien ne peut changer et pour elles il est alors inutile de fournir des efforts.  Elles pensent ceci : “Pourquoi devrais-je me priver de mon confort et de mes plaisirs si je ne vois aucun résultat important ? »  Ainsi donc, « avançons, engageons-nous à fond, mais laissons-le rendre féconds nos efforts comme bon lui semble, » nous découvrirons L’action mystérieuse du Ressuscité et de son Esprit.  Il conclut la section avec le paragraphe La force missionnaire de l’intercession, où notre Paco dit qu´ « il y a une forme de prière qui nous stimule particulièrement au don de nous-mêmes pour l’évangélisation » et que « quand un évangélisateur sort de sa prière, son cœur est devenu plus généreux, il s’est libéré de l’isolement et il désire faire le bien et partager la vie avec les autres. »

Marie, Mère de l’évangélisation

Avec les paragraphes, Le don de Jésus à son peuple  et l´Étoile de la nouvelle évangélisation, notre Paco termine son exhortation et met l’accent sur le rôle de Marie dans cette aventure de l’esprit de la nouvelle évangélisation, et il nous dit que « sans elle nous n’arrivons pas à comprendre …

Le Christ nous conduit à Marie. Il nous conduit à elle, car il ne veut pas que nous marchions sans une mère, et le peuple lit en cette image maternelle tous les mystères de l’Évangile. » Il poursuit : « Comme mère de tous, elle est signe d’espérance pour les peuples qui souffrent les douleurs de l’enfantement jusqu’à ce que naisse la justice. Elle est la missionnaire qui se fait proche de nous pour nous accompagner dans la vie, ouvrant nos cœurs à la foi avec affection maternelle. Comme une vraie mère, elle marche avec nous, lutte avec nous, et répand sans cesse la proximité de l’amour de Dieu…Comme à saint Juan Diego, Marie leur donne la caresse de sa consolation maternelle et leur murmure : « Que ton cœur ne se trouble pas […] Ne suis-je pas là, moi ta Mère ? »

« À la Mère de l’Évangile vivant nous demandons d’intercéder pour que toute la communauté ecclésiale accueille cette invitation à une nouvelle étape dans l’évangélisation. Elle est la femme de foi, qui vit et marche dans la foi, [214] et « son pèlerinage de foi exceptionnel représente une référence constante pour l’Église. »

Un dernier mot : ce texte est la conclusion du résumé de ce document, encore inconnu de la plupart des catholiques à un peu plus d’un an de sa publication. Je n´ai pas prétendu analyser les différentes causes possibles de cette ignorance, mais c’est un aspect qui, de mon point de vue, il faudrait analyser sérieusement, surtout devant les foules que notre François inspire lors de ses voyages. Comme l’a dit Macario Ofilada dans son article intitulé : les effets du cyclone “Francisco”,  à l’égard de la récente visite aux Philippines : (http://www.periodistadigital.com/religion/opinion/2015/01/19/los-efectos-del-ciclon-francisco-religion-iglesia-filipinas-macario-ofilada-balance-viaje-manila-tacloban-papa.shtml), pourquoi sommes- nous si rapides à recevoir comme une superstar du Rock le Vicaire du Christ et si lents pour accueillir ce même Jésus Christ vivant parmi nous  à Tacloban, dans les rues sales et corrompus de Manille, dans les centres d´accueil, dans nos quartiers?.

Pour qui le souhaitent, je partage le lien vers le document complet de notre François, que vous pouvez télécharger en plusieurs langues :

http://W2.Vatican.va/content/Francesco/es/apost_exhortations/index.html#apost _exhortations


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EVANGELII   GAUDIUM

ENTREGA  VI

CAPITULO CINCO.  EVANGELIZADORES CON ESPÍRITU

Nuestro Paco advierte que en este último capítulo no ofrecerá una síntesis de la espiritualidad cristiana, ni desarrollará grandes temas. Simplemente propondrá algunas reflexiones acerca del espíritu de la nueva evangelización.

Motivaciones para un renovado impulso misionero

“Desde el punto de vista de la evangelización, no sirven ni las propuestas místicas sin un fuerte compromiso social y misionero, ni los discursos y praxis sociales o pastorales sin una espiritualidad que transforme el corazón… Al mismo tiempo, «se debe rechazar la tentación de una espiritualidad oculta e individualista, que poco tiene que ver con las exigencias de la caridad y con la lógica de la Encarnación»”. Con estas afirmaciones inicia nuestro Paco las reflexiones anunciadas.

Bajo el rubro El encuentro personal con el amor de Jesús que nos salva nos dice que “la primera motivación para evangelizar es el amor de Jesús que hemos recibido… pero ¿qué amor es ese que no siente la necesidad de hablar del ser amado, de mostrarlo, de hacerlo conocer?… No es lo mismo tratar de construir el mundo con su Evangelio que hacerlo sólo con la propia razón”. El gusto espiritual de ser pueblo es un rubro por el que nuestro Paco nos hace reflexionar sobre la importancia de “estar cerca de la vida de la gente… Por ello, si logro ayudar a una sola persona a vivir mejor, eso ya justifica la entrega de mi vida. Es lindo ser pueblo fiel de Dios”. Ahora nos recuerda que “en el capítulo segundo reflexionábamos sobre esa falta de espiritualidad profunda que se traduce en el pesimismo, el fatalismo, la desconfianza” y como “algunas personas no se entregan a la misión, pues creen que nada puede cambiar y entonces para ellos es inútil esforzarse. Piensan así: «¿Para qué me voy a privar de mis comodidades y placeres si no voy a ver ningún resultado importante?»” por ello “Sigamos adelante, démoslo todo, pero dejemos que sea Él quien haga fecundos nuestros esfuerzos como a Él le parezca” así descubriremos la acción misteriosa del Resucitado y de su Espíritu. Concluye la sección con el rubro la fuerza misionera de la intercesión donde nuestro Paco nos comenta que “hay una forma de oración que nos estimula particularmente a la entrega evangelizadora” y que “cuando un evangelizador sale de la oración, el corazón se le ha vuelto más generoso, se ha liberado de la conciencia aislada y está deseoso de hacer el bien y de compartir la vida con los demás”.

María, la Madre de la evangelización

Con los rubros el regalo de Jesús a su pueblo y la Estrella de la nueva evangelización, nuestro Paco finaliza su exhortación y hace hincapié en el papel de María en esta aventura del espíritu de la nueva evangelización, el cual nos dice “sin ella no terminamos de comprender… Cristo nos lleva a María. Él nos lleva a ella, porque no quiere que caminemos sin una madre, y el pueblo lee en esa imagen materna todos los misterios del Evangelio”. Y continúa “como madre de todos, es signo de esperanza para los pueblos que sufren dolores de parto hasta que brote la justicia. Ella es la misionera que se acerca a nosotros para acompañarnos por la vida, abriendo los corazones a la fe con su cariño materno. Como una verdadera madre, ella camina con nosotros, lucha con nosotros, y derrama incesantemente la cercanía del amor de Dios… Como a san Juan Diego, María les da la caricia de su consuelo maternal y les dice al oído: «No se turbe tu corazón […] ¿No estoy yo aquí, que soy tu Madre?»”

“A la Madre del Evangelio viviente le pedimos que interceda para que esta invitación a una nueva etapa evangelizadora sea acogida por toda la comunidad eclesial. Ella es la mujer de fe, que vive y camina en la fe, y «su excepcional peregrinación de la fe representa un punto de referencia constante para la Iglesia»”.

PALABRA FINAL: Con esta entrega, concluyo el resumen de este documento que a poco más de un año de haberse publicado, la mayoría de católicos aún desconocen. No se pretendió en este esfuerzo analizar las posibles causas de ello, pero si es un aspecto, que desde mi punto de vista, debe analizarse seriamente, sobre todo, ante las multitudes que nuestro PACO atrae en sus viajes. Como afirma Macario Ofilada en su artículo: Los efectos del “ciclón Francisco”, con relación a la reciente visita a Filipinas (http://www.periodistadigital.com/religion/opinion/2015/01/19/los-efectos-del-ciclon-francisco-religion-iglesia-filipinas-macario-ofilada-balance-viaje-manila-tacloban-papa.shtml), ¿Por qué somos prontos en recibir como a una superestrella de Rock al Vicario de Cristo y tan lentos en acoger al mismo Jesucristo que vive entre nosotros en Tacloban, en las calles sucias y corruptas de Manila, en los centros de acogida, en nuestros vecindarios?.

Para quién se interese, comparto el vínculo al documento completo de nuestro PACO, el cual se puede descargar en varios  idiomas:

http://w2.vatican.va/content/francesco/es/apost_exhortations/index.html#apost_exhortations

ENGLISH

EVANGELII   GAUDIUM

DELIVERY  VI

CHAPTER FIVE.  EVANGELISTS WITH SPIRIT

Our Francisco (“Our Paco” for the friends) warns in this last chapter that he won’t offer a synthesis of Christian spirituality, nor he will develop large topics.  He will simply propose some reflections about the spirit of the new evangelization.

Motivations for a renewed missionary impulse

“From the evangelization point of view, mystical proposals are useless without a strong social and missionary commitment, nor discourses and social or pastoral praxis without a spirituality that transforms the heart … At the same time, “we must reject the temptation of a hidden and individualistic spirituality that has little to do with the demands of charity and logic of the Incarnation.” With these statements Paco starts the announced reflections.

Under the title The personal encounter with the love of Jesus that saves us, he tells us that “the primary motivation to evangelize is the love of Jesus that we received … but what love is that which one does not feel the need to talk about the beloved one, to show it, to make it known? … It’s not the same trying to build the world with His Gospel than doing it only with reason itself.” The spiritual preference of being people is a topic for which our Paco invites us to reflect on the importance of “being close to the lives of people… Therefore, if I can help just one person to live better, that alone justifies the dedication of my life.  It’s beautiful being faithful people of God ” .

Now he reminds us that “in the second chapter we reflected on the lack of deep spirituality that results in pessimism, fatalism, distrust” and how “some people do not devote themselves to the mission believing that nothing can change so for them is futile endeavor.  They think like: “Why am I going to deprive myself of comforts and pleasures if I will not see any significant result?” For this reason, “go on ahead, give it all, but let Him to be the one who makes our efforts fruitful as He finds convenient”.  In this way, we’ll be able to discover the mysterious action of the Risen Lord and his Spirit. He concludes the section with the topic the missionary force of intercession where our Paco tells us that “there is a form of prayer that encourages us particularly to devote ourselves to Evangelization” and that “when an evangelist goes out of prayer, his heart has turned him more generous, he has been released from the isolated consciousness and is eager to do good and to share life with others “.

Mary, the Mother of evangelization

With the topics of the gift of Jesus to his people and the Star of the New Evangelization, our Paco ends his exhortation and emphasizes the role of Mary in this adventure of the spirit of the new evangelization, which says “without her we can’t thoroughly understand … Christ leads us to Mary. He takes us to her, because He doesn’t want us to walk without a mother, and people read in this maternal image all the mysteries of the Gospel”. He continues “as the mother of all, she is a sign of hope for people suffering labor pains until justice appears. She is the missionary who comes to us for walking on our side through life, opening hearts to faith with her maternal affection. As a true mother, she walks with us, fights with us, and endlessly pours the closeness of God’s love … As to St. Juan Diego, Maria gives the caress of her maternal comfort and whispers in the ear: “Your heart should not be disturbed […] Am I not here who am your Mother?”

“To the Mother of the living Gospel we ask her to intercede so this invitation to a new evangelization step is welcomed by the whole ecclesial community. She is the woman of faith who lives and walks in faith, and “her exceptional pilgrimage of faith represents a continuous reference for the Church.”

 

FINAL WORD: With this delivery, I conclude the summary of this document unknown by most Catholics even after a year of being published. I did not intend in this effort to analyze the possible reasons for this, but it is an aspect, which in my view, should be seriously analyzed, especially , for the crowds that our PACO draws on in his trips. As Macario Ofilada says in his article: The Effects of “cyclone Francisco” regarding the recent visit to Philippines (http://www.periodistadigital.com/religion/opinion/2015/01/19/los-efectos-del-ciclon-francisco-religion-iglesia-filipinas-macario-ofilada-balance-viaje-manila-tacloban-papa.shtml), Why are we ready to receive the Vicar of Christ as a rock superstar and so slow to embrace Jesus Christ himself living among us in Tacloban, in the dirty and corrupt streets of Manila, in shelters, in our neighborhoods?.

For whomever is interested on reading the full text of our PACO, I share it on the following link where it can be downloaded in several languages:

http://w2.vatican.va/content/francesco/es/apost_exhortations/index.html#apost_exhortations

 

 

PORTUGUÊS

EVANGELII   GAUDIUM

ENTREGA  VI

Capítulo Cinco. Evangelizadores com o Espírito

Motivações para um renovado impulso missionário

“Do ponto de vista da evangelização, não servem nem as propostas místicas sem um forte compromisso social e missionário, nem os discursos e práxis social ou pastoral, sem uma espiritualidade que transforme o coração … Ao mesmo tempo,”deve-se rejeitar a tentação de uma espiritualidade escondida e individualista, que pouco tem a ver com as exigências da caridade e com a lógica da Encarnação”. Com estas afirmações  nosso Papa inicia as reflexões anunciadas.

Sob o título O encontro pessoal com o amor de Jesus que nos salva Ele nos diz que “a primeira motivação para evangelizar é o amor de jesus que recebemos … mas, que amor é esse que não sente a necessidade de falar do ser amado, de mostrá-lo, de torná-lo conhecido? … Não é o mesma coisa tratar de construir o mundo com seu Evangelho que fazê-lo apenas com a própria razão “. O gosto espiritual do povo é um item pelo qual nosso Papa nos faz refletir sobre a importância de “estar perto de vida das pessoas …

Por isso, se eu posso ajudar apenas uma pessoa a viver melhor, isso já justifica a entrega da minha vida. É muito bom ser fiel povo de Deus “. Agora nos recorda que “no segundo capítulo refletíamos sobre a falta de espiritualidade profunda, que resulta em pessimismo, em fatalismo, ou desconfiança” e como “algumas pessoas não se entregam à missão, pois acreditam que nada pode mudar e, então, para eles é um esforço inútil. Pensam assim: ” Para que vou me privar dos meus confortos e prazeres se não verei nenhum resultado significativo? ” Por isso “Sigamos em frente, demos o nosso melhor, mas deixemos que seja  Ele que faça frutificar nossos esforços como Ele achar melhor ” assim, descubriremos a ação misteriosa do Ressuscitado e do seu Espírito.

Conclui a seção com o título a força missionária da intercessão onde nosso Papa nos comenta que “há é uma forma de oração que nos encoraja particularmente à entrega evangelizadora” e que “quando um evangelizador sai da oração, o coração se torna mais generoso, foi libertado da consciência isolada e está desejoso de fazer o bem e de partilhar a vida com os outros “.

 

Maria, a Mãe de evangelização

Com os itens o presente de Jesus para o seu povo e a Estrela da Nova Evangelização, nosso Papa termina sua exortação e enfatiza o papel de Maria nesta aventura do espírito da nova evangelização, que diz que “sem ela não terminamos de compreender … Cristo nos leva a Maria. Ele nos leva a ela, porque não quer que caminhemos sem uma mãe, e o povo lê nessa imagem materna todos os mistérios do Evangelho “.

Ele continua ” como mãe de todos, é um sinal de esperança para os povos que sofrem dores de parto até que brote justiça. Ela é a missionária que se aproxima de nós para nos acompanhar pela vida, abrindo os corações, a fé com seu carinho materno. Como uma verdadeira mãe, ela caminha conosco, luta conosco, e derrama infinitamente a proximidade do amor de Deus … Como a São Juan Diego, Maria lhe dá a carícia de seu conforto materno e diz ao seu ouvido: “Não se perturbe o seu coração […] Eu que sou tua mãe, não estou aqui? ”

“Para a Mãe do Evangelho vivente lhe pedimos que interceda para que este convite para uma nova etapa de evangelização seja recebido por toda a comunidade eclesial. Ela é a mulher de fé, que vive e caminha na fé, e “sua excepcional peregrinação da fé representa um ponto de referência constante para a Igreja”.

PALAVRA FINAL: Com esta entrega, concluo o resumo deste artigo que a pouco mais de um ano de ser publicado, ainda continua desconhecido pela maioria dos católicos. Não se pretendeu neste esforço  analisar as possíveis razões para isso, mas sim, é um aspecto que, do meu ponto de vista, deve ser seriamente analisado, especialmente, frente as multidões que nosso Papa atrai em suas viagens. Como afirma Macario Ofilada  em seu artigo: Os efeitos do  “Ciclo Francisco” com relação à recente visita a Filipinas

(http://www.periodistadigital.com/religion/opinion/2015/01/19/los-efectos-del-ciclon-francisco-religion-iglesia-filipinas-macario-ofilada-balance-viaje-manila-tacloban-papa.shtml), Por que estamos prontos para receber como um superstar do rock o Vigário de Cristo e tão lentos em acolher o próprio Jesus Cristo que vive entre nós em Tacloban, nas ruas sujas e corruptas de Manilha, nos  abrigos, em nossos bairros ?.

Para quem se interessar, eu compartilho o link do texto completo do nosso Papa, que pode ser baixado em vários idiomas:

http://w2.vatican.va/content/francesco/es/apost_exhortations/index.html#apost_exhortations

ITALIANO

EVANGELII   GAUDIUM

CONSEGNA VI

 

CAPITOLO CINQUE. EVANGELIZZATORI CON SPIRITO

Il nostro Paco mette in guardia che questo ultimo capitolo non offrirà una sintesi della spiritualità cristiana, ne svilupperà grandi temi. Semplicamente proporrà alcune riflessioni dello Spirito della nuova evangelizzazione.

Motivazioni per un rinnovato slancio missionario

“Dal punto di vista della predicazione, non servono ne le proposte mistiche senza un forte compromesso sociale e missionario, ne i discorsi e la peassi sociali o pastorali senza una spiritualità che trasforme il cuore”…Allo stesso tempo, <<si deve rifiutare la tentazione di una spiritualità nascosta ed individualistica, che poco ha da vedere con le esigenze della carità e con la logica dell’Incarnazione>>”. Con queste affermazioni comincia il nostro Paco le riflessioni annunciate.

 

Sotto il titolo L’Incontro personale con l’amore di Gesù che ci salva ci dice che “la prima motivazione per predicare è l’amore di Gesú che abbiamo ricevuto…ma che amore è queste che non sente il bisogno di parlare dell’essere amato, di farlo vedere, di farlo conoscere?… No é lo stesso cercare di costruire il mondo col suo Vangelo per farlo solo con la propia ragione”. Il piacere spirituale di essere popolo  è una categoria per la quale il nostro Paco ci fa riflettere sulla importanza di “essere vicino delle propria gente…Perció, se riesco ad aiutare ad una sola persona a vivere meglio, questo giustufica la consegna della mia vita. È bello essere popolo fedele a Dio”. Ora ci ricorda che “nel capitolo secondo abbiamo riflettuto si questa mancanza di spiritualità profonda che si tradurre nel pessimismo, il fatalismo, la sfiducia e como “alcune persone non si consegnano alla missione, perche credono che niente può cambiare ed allora per loro è inutile sforzarsi. Pensano così: << Perche devo lasciare il mio comfort ed i piaceri se non vedrò nesun risultato importante?>>  perciò “andiamo avanti, diamo tutto, perche solo così lasceremo che sia Lui chi faccia decondi nostri cuori come Lui vorrà”  così scopriremo l’azione misteriosa del Risorto e del Suo Spirito. Conclude la sezione con la categoria la forza missionaria dell’intercessione dove il nostro Paco ci commenta che “c’è un modo di preghiera che ci stimola particolarmente alla consegna evangelizzatrice” e che “quando un predicatore esce della preghiera, il cuore diventa più generoso, si ha liberato della coscienza isolata ed è desideroso di fare il bene e di condividere la vita con gli altri”.

Maria, la madre dell’evangelizzazione

Con le categorie il regalo di Gesù al suo popolo e la Stella della nuova evangelizzazione, il nostro Paco finisce la sua esortazione e sottolinea il ruolo di Maria in questa avventura dello Spirito della nuova evangelizzazione, il quale ci dice “senza lei non finiamo di capire…Cristo ci porta a Maria. Lui ci porta da lei, perche non vuole che camminiamo senza una madre, e il popolo legge in questa immagine materna tutti i misteri del Vangelo”. E continua “come madre di tutti, è segno di speranza per i popoli che soffrono dolori di parto fino che scoppie la giustizia. Lei è la missionaria che si avvicina a noi per accompagnarci per la vita, aprendo i cuori alla fede col suo affetto materno. Come una vera madre, lei cammina con noi, lotta con noi e ci avvicina all’amore di Dio…Come San Juan Diego, Maria ci da una carezza di consolazione maternale e ci dice all’orecchio: <<il vostro cuore non sia turbato (…) Non sono qui che sono tua madre?>>”

 

“Alla Madre del vangelo vivente preghiamo d’intercedere perche questo invito ad una nuova tappa evangelizzatrice sia accolta per tutta la comunità eclesiale. Lei è la donna della fede, che vive e cammina nella fede, e   <<il suo eccezionale pellegrinaggio della fede rappresenta un punto di riferimento costante per la Chiesa>>.

Parola finale: Con questa consegna, concludo il riasunto di questo documento che dopo quasi un anno di essere pubblicato, la maggioranza dei cattolici ancora non conosce. Non si è pretesso in questo sforzo analizzare le possibili cause di quello, ma è un aspetto, che dal mio parere, deve annalizare seriamente, su tutto, davanti alle moltitudini che il nostro Paco attira coi suoi viaggi. Come afferma Macario Ofilada nel suo articolo: Gli effetti del “ciclone Francisco”, con relazione alla sua recente visita alle Filipine (http://www.periodistadigital.com/religion/opinion/2015/01/19/los-efectos-del-ciclon-francisco-religion-iglesia-filipinas-macario-ofilada-balance-viaje-manila-tacloban-papa.shtml), Per che siamo pronti a ricevere come una superstar di Rock al vicario di Cristo e lenti ad accogliere allo stesso Gesù che abita tra noi? En Tacloban nelle strade sporche e corrutte di Manila, nei centri d’accoglienza, nei nostri quartieri?.

Per chi ha l’interesse, condivido il vincolo al documento completo del nostro Paco, il quale si può scaricare in varie lingue: http://w2.vatican.va/content/francesco/es/apost_exhortations/index.html#apost_exhortations

 


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A Speaking Subject

 

What is it that best characterises the human being? What is it that distinguishes us from the animals? We are speaking subjects. Also unlike most animals, we are born prematurely and cannot stand up or coordinate our movements. Only with the advent of our “I” can we start to move beyond the fragmentation experienced by every infant. And then we learn to speak. And while we were relieved to gain some sense of unity in ourselves from our “I”, we soon learn that we are in fact divided in ourselves. Our “I” says one thing, but our slips of the tongue reveal that there is something else speaking in us. We say we want to do one thing, but we actually want to do something else. As the great St. Paul once put it, “the good I want to do, I do not do, and I do the very thing I don’t want”. Each one of us is an unconscious subject and that subject speaks. To speak allows us to articulate our desire. By speaking we can say something new about ourselves and our world and what we want.

If we stopped being subjects, life would be intolerable. We know from people who suffer from depression that life can lose its meaning. In depression, or what the French still call “melancholie”, the person has become a speaking object. Long ago, Freud contrasted the experience of mourning with that of melancholia. Mourning is a normal conscious experience that helps us deal with the loss of a loved one who has died. Melancholia, on the other hand, is an unconscious process and so, very often, the person doesn’t know why they are so sad. The have identified with the lost object and are directing the negativity at themselves rather than the deceased one who has abandoned them. The shadow of the object, as Freud put it, has fallen on the ego. They have become an object, a speaking object, rather than a speaking subject. And so the person may say: “I feel shit” or “my life is shit”. They are an object.

Depression, or melancholia, is a serious condition, a component of what, in the English speaking world, is now called “bipolar disorder”. But all of us are capable of becoming an object. We can objectify ourselves. We can be objectified by others. The little rhyme we learned as children simply isn’t true: “Sticks and stones may break my bones, but names will never hurt me”. However, we are not determined by what others say, but by what we say. We can not only retrieve our “I” and give up being an object, but can speak our way to being a subject again.

Tom Dalzell

Un sujeto hablante

¿Qué es lo que mejor caracteriza al ser humano? ¿Qué es lo que nos distingue de los animales? Somos sujetos hablantes. También a diferencia de la mayoría de los animales, nacemos prematuramente y no nos podemos parar o coordinar nuestros movimientos. Sólo haciendo conciencia de nuestro “yo” podemos empezar a superar la fragmentación que experimentan todos los bebés. Y entonces aprendemos a hablar. Y mientras nos sentimos aliviados al ganar un poco de sentido de unidad en nosotros mismos por nuestro “yo”, pronto nos damos cuenta de que de hecho estamos divididos en nosotros mismos. Nuestro “yo”, dice una cosa, pero nuestros “lapsus linguae” (pequeños “errores al hablar”)  revelan que hay algo más que habla en nosotros. Decimos que queremos hacer una cosa, pero que en realidad queremos hacer algo más. Como el gran San Paul dijo una vez, “No hago el bien que quiero hacer y yo hago lo que no quiero”. Cada uno de nosotros es un sujeto inconsciente y eso también se expresa y habla. Hablar nos permite articular nuestro deseo. Al hablar podemos decir algo nuevo sobre nosotros mismos y nuestro mundo y lo que queremos.

Si dejamos de ser sujetos, la vida se hace intolerable. Sabemos por personas que sufren depresión que la vida puede perder su significado. En la depresión, o lo que los franceses siguen llamando “melancholie”, la persona se ha convertido en un objeto de hablar. Hace mucho tiempo, Freud contrasta la experiencia de duelo con el de la melancolía. El duelo es una experiencia consciente normal, que nos ayuda a hacer frente a la pérdida de un ser querido que ha muerto. La Melancholia, por el contrario, es un proceso inconsciente y así, muy a menudo, la persona no sabe qué tan triste está. Se han identificado con el objeto perdido y están dirigiendo la negatividad a sí mismos en vez de a la persona fallecida que los ha abandonado. La sombra del objeto, como Freud lo expresa, ha caído en el ego. Se han convertido en un objeto, un objeto de habla, en lugar de un sujeto que habla. Y así, la persona puede decir: “Me siento una basura” o “mi vida es una basura”. Son un objeto.

La depresión – o la melancolía- , es una enfermedad grave, un componente de lo que ahora se llama “trastorno bipolar”. Pero todos somos capaces de convertirnos en un objeto. Podemos objetivarnos nosotros mismos. Podemos ser objetivado por otros. La pequeña rima que aprendimos de niños simplemente no es verdad: “Palos y piedras pueden romper mis huesos, pero las palabras nunca me harán daño”. Sin embargo, no estamos determinados por lo que otros dicen, sino por lo que decimos. No sólo podemos recuperar nuestro “yo” y dejar de ser un objeto, sino que podemos hablar de nuestro camino para ser sujetos de nuevo.

Tom Dalzell, sm