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4. LAÏCS MARISTES, MISSIONNAIRES DE DIEU

De ce qui précède nous pouvons donc retenir quelques caractéristiques de la mission qui veut prendre modèle ou du moins inspiration de Marie.

Avec toutefois un préalable qui est la disponibilité à la Parole de Dieu. Le préalable de Marie, c’est bien entendu son écoute “des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur” (Lc 1, 45), et dont la première est une invitation à la joie : “Réjouis-toi”, la seconde une plénitude :”comblée de grâces”, la troisième, l’assurance de la présence du Seigneur : “le Seigneur est avec toi”.

Et en tant que maristes nous sommes invités à la même joie, la même plénitude et la même assurance ! En voyons-nous trace dans notre vie ? Et/ou dans l’appel particulier qui nous a été fait pour, à notre tour, mettre Dieu au monde ? Dans les paroles particulières qui nous ont été dites de la part du Seigneur ? Y revenir, c’est revenir au fondement de notre vocation. Et à ce qui est fondamental dans notre foi : se mettre à l’écoute de la parole, pour que, ce faisant, et comme Marie,  prendre le risque que la Parole prenne corps en soi. La Parole de Dieu ne cherche rien tant qu’à s’incarner, trouver une chair, prendre corps dans une existence, comme, tout comme, elle a pris chair de la Vierge Marie.

Ce préalable posé, reste à laisser se déployer le Magnificat.

Il est tout entier enserré dans l’amour que Dieu porte à l’humanité. Marie commence en effet par évoquer cet amour de Dieu qui, d’elle, s’élargit à l’ensemble de l’histoire : “amour qui s’étend d’âge en âge”. Et elle termine en soulignant la pérennité de cet amour : “il se souvient de son amour”. Terme d’ailleurs que nous allons être invités par la réforme liturgique à remplacer par celui de “miséricorde”. Terme déjà bien aimé des Maristes et que nous allons être amenés à approfondir encore, grâce à l’année de la Miséricorde qui s’ouvre le 8 décembre prochain !

C’est l’expérience de cet amour qui pousse Marie à lancer son cri de joie, son “exultet”. Plénitude de bonheur divin (avec cette caractéristique du divin de transcender l’histoire : “désormais tous les âges me diront bienheureuse”) qu’elle exprime d’abord comme une émotion qui la déborde. Et c’est en effet le propre de cette émotion qu’on appelle la joie que d’avoir à s’exprimer, se dire et à se partager. Non partagée la joie s’étiole vite !  Aussi pour ne point la laisser s’étioler, Marie l’élargit au monde, l’étend sur le monde comme la draperie de ce bleu manteau que la Tradition lui a donné ! Bleu comme le ciel, mais il est aussi parfois rouge comme l’amour ou blanc comme la pureté. C’est comme pour les hommes, toutes les couleurs sont valables !

Donc portés par la joie de Dieu en nous, la 1ère orientation de notre mission mariste est d’annoncer cet amour de Dieu pour les hommes. ” A ceux qui le craignent”, puisque c’est sur eux que “s’étend d’âge en âge sa miséricorde”. Et “ceux qui le craignent” signifie ceux qui se réfèrent à Lui, comme à leur véritable origine ; ceux qui espèrent en Lui quant à la fin de leur vie (tant au sens du terme de leur vie qu’au sens de la finalité, du but de leur vie). Qui sont un peu à l’inverse de ces “superbes” qui s’auto-suffisent. Le texte grec parle d’ailleurs là d’hommes “à la pensée et au cœur orgueilleux”.  Mais superbe et suffisance qui, nous le savons bien, toujours nous guettent. Annoncer l’amour de Dieu pour les hommes consiste aussi à nous-mêmes nous ressourcer dans son amour pour nous. Nous faisons partie de ces hommes qui craignent Dieu mais qui aussi, souvent, oublient de le craindre.

2ème orientation : nous sont décrits ensuite la dispersion des “superbes”, le renversement des “puissants”, le dépouillement des “riches”. Au profit des “humbles” et des “affamés”. Lesquels sont relevés et comblés. On sait depuis longtemps que cette “option préférentielle pour les pauvres”, ce souci des humbles, des petits, des humiliés est au cœur de la mission de l’Eglise –le pape ne cesse de nous le rappeler- et donc des Maristes, précisément à cause de l’humilité et de la petitesse de Marie, mais plus encore à cause de celles de son Fils. En effet la mission consiste en  la manifestation de l’amour de Dieu, précisément aux endroits où cet amour de Dieu, et l’amour tout court donc, est le plus oublié : “L’Eglise accomplit sa vocation et sa mission quand elle est présente aux ruptures qui crucifient l’humanité dans sa chair et dans son unité” disait Mgr Pierre Claverie, évêque d’Oran, assassiné en 1996. Et Dieu sait si ces ruptures qui crucifient l’humanité il y en a dans le monde et en Europe !

Cela dit il n’y a pas vraiment  lieu de classer ainsi en 1ère, 2ème ou 3ème, les orientations de la mission mariste –sinon pour les commodités de l’exposé-. On ne voit pas en effet très bien comment la manifestation de l’amour de Dieu (1ère orientation) ne s’adresserait pas prioritairement à ceux qui en ont le plus besoin : “Portant le nom de Marie, les Maristes désirent lui ressembler et suivre Jésus comme elle l’a fait…et répondre avec promptitude aux besoins les plus urgents du peuple de Dieu” nous disent encore les Constitutions (n°8).

Ce qui nous conduit d’ailleurs à une 3ème orientation, déjà présente en filigrane dans mes propos, quand je parlais de Marie, fille du peuple d’Israël, et ensuite de l’élargissement de sa joie personnelle au peuple tout entier. Le peuple d’Israël est en effet nommément  présent dans son Magnificat, d’abord quand le Seigneur “relève Israël, son serviteur”. Comme, plus haut, il a déjà élevé les humbles. Mais là il relève ! On sait à quel point, et notamment par les prophètes, à quel point l’histoire d’Israël est une histoire de chutes successives, dont Dieu, sans se lasser, l’a maintes fois relevé. Et là encore “il relève” : le verbe est au présent. A l’éternel présent de Dieu dont l’amour jamais ne faiblit, car  il vit  toujours au  présent sa promesse faite à l’homme depuis le début de son alliance avec lui, c’est-à-dire depuis Abraham, l’ancêtre dans la foi. Alliance éternellement présente en même temps qu’inscrite dans l’histoire.

Comme inscrite dans chacune de nos histoires. Et que nous avons tout intérêt, nous, soumis aux aléas du temps, à nous remémorer de temps à autre. Comme tout à l’heure j’invitais à revenir au fondement de notre vocation mariste. Mais cette invitation à se souvenir personnellement de ces moments où le Seigneur nous a relevés n’est qu’un aspect de cette 3ème orientation. Car c’est ” Israël son serviteur” que Dieu relève, c’est-à-dire un peuple. Et nous retrouvons le but missionnaire de la Société de Marie, à laquelle nous appartenons et qui consiste à “rassembler tous les croyants sous le nom de Marie” (§ 18 du Directoire), en tant que Marie est la 1ère croyante de ce peuple, comme son modèle et son inspiratrice.

ESPAÑOL

4. MARISTAS LAICOS MISIONEROS DE DIOS,

De lo anterior, podemos mencionar algunas características de una misión que quiere emular o al menos que se deja inspirar por María.

Lo primero es sin duda, su disponibilidad a la Palabra de Dios. María antes que todo esuchó las palabras que  “le fueron dichas de parte del Señor” (Lc 1, 45), la primera de los cuales es una invitación a la alegría: “Alégrate”, la segunda una llamada a la plenitud: “llena de gracia”, y la tercera, la garantía de la presencia del Señor: “El Señor está contigo.”

Como maristas estamos invitados a la misma alegría, a la misma plenitud y también a la misma certeza de la presencia de Dios! Vemos esos signos en nuestras vidas? Y/o lo vemos realizandose al rededor nuestro por la llamada particular que Dios nos hizo? Lo escuchamos en las palabras que el Señor nos dice a nosotros? Y aun antes, volviendo a la base de nuestra vocación. Lo que es fundamental para nuestra fe es escuchar la palabra, pues haciendo esto, y al hacerlo como María, tomamos el riesgo de que la Palabra se encarne en nosotros mismos. La Palabra de Dios busca eso… encarnarse, encontrar una carne concreta, que le de concretez en la existencia, al igual que sucedió con la Virgen María, en la cual se encarnó la Palabra… y de la cual nació la Palabra.

Este es el prólogo para que pudiera ser desplegado el Magnificat.

Es antetodo reconocer que estamos rodeados por el amor que Dios tiene por toda la humanidad.  Maria de hecho comienza recordando el amor de Dios, que recorre la la totalidad de la historia: “un amor que va de edad en edad.” Ella termina haciendo hincapié en este amor no terminará jamás. Término que estamos invitados por la reforma litúrgica a sustituirlo por “misericordia“. Término muy querido ya por nosotros maristas y que profundizaremos aún más en el año de la Misericordia que se abre el 8 de diciembre!

Es la experiencia de este amor que impulsa a María para lanzar su grito de alegría, su “Exultet”. Plenitud de la felicidad divina (con esta función de lo divino que trasciende la historia: “a partir de ahora todas las generaciones me llamarán bienaventurada”) que primero expresó como una emoción se desborda. Y eso es precisamente la esencia de esta emoción llamada alegría el tener que expresarla, decirla, compartirla. Una alegría no compartida se desvanece rápidamente! Para no dejar que se marchite, María le expande en el mundo, le extiende por el mundo como el ropaje de este abrigo azul que la tradición le ha dado! Azul como el cielo, pero también a veces rojo como el amor o blanco como la pureza. Es como los seres humanos, todos los colores son válidas!

Así animados por la alegría de Dios en nosotros, la primera orientación de la misión marista es proclamar el amor de Dios a los seres humanos. “A los que le temen”, ya que es en ellos que “se extiende de edad en edad su misericordia.” Y “los que le temen” significa aquellos que se refieren a él como a su verdadero origen; los que esperan en él al final de la vida (tanto en el sentido al fianl de la vida, como en el sentido de principio y referencia báscia). Que son en cierto modo en contraste con los “soberbios”, los auto-suficientes. El texto griego también habla aquí de los hombres “con pensamiento y el corazón orgullosos.” Pero la soberbia y la suficiencia, como bien sabemos, siempre están al acecho. Proclamar el amor de Dios para todas las personas es también aceptarlo y vivirlo en nosotros mismos. Somos parte de esos seres humanos  que temen a Dios, pero que también a menudo se olvida de ese temor- referencia.

La segunda orientación: está descrita inmediatamente después de la referencia a los soberbios;  el derrocamiento de los “poderosos”, el despojamiento de los “ricos”. En favor de los “humildes” y “hambrientos” que serán levantados y saciados. Conocemos por mucho tiempo que esta “opción preferencial por los pobres”, la preocupación de los humildes, pequeños y humillados están en el corazón mismo de la misión de la Iglesia -el Papa nos lo recuerda continuamente – y por lo tanto como maristas, precisamente debido a la humildad y pequeñez de María, pero aún más porque son de su Hijo. De hecho, la misión consiste en la manifestación del amor de Dios, precisamente en los lugares donde el amor de Dios y el amar a todos, es el más olvidado: “La Iglesia cumple su vocación y misión cuando es ella misma se presenta con las yagas de los que rompen y crucifican la humanidad en su carne y en su unidad “, dijo el obispo Pedro Claverie, obispo de Orán, asesinado en 1996. Y Dios sabe hay muchas rupturas que crucifican hoy a Cristo en Europa y el mundo!

Dicho esto hay poca necesidad de clasificar en orden (primero, segundo o tercero), las orientaciones de la misión marista. No vemos muy bien cómo, de hecho, la manifestación del amor de Dios (primera orientación) no abordaría prioridad a aquellos que más lo necesitan: “llevando el nombre de María, los maristas desean parecerse  e ella y como ella seguir a Jesús … y responder con prontitud a las necesidades más urgentes del pueblo de Dios”  dicen las Constituciones (Nº 8).

Esto también nos lleva a una tercera orientación, que está ya implícita en lo que he dicho, cuando hablé de María, hija del pueblo de Israel, y luego al llevar su alegría personal a todo el pueblo. El pueblo de Israel está de hecho presente en su Magnificat, primero cuando el Señor “protege a Israel, su siervo.” Como antes, él ya ha exaltado a los humildes. Pero entonces se cae! Sabemos cómo, en particular, por los profetas, la forma en la historia de Israel es una historia de caídas sucesivas que Dios incansablemente, ha señalado en repetidas ocasiones. Y de nuevo “se cae”: el verbo está en el presente. En el presente eterno de Dios cuyo amor nunca se desvanece, ya que vive siempre en esta su promesa al ser humano desde el principio de su pacto con él, es decir, desde Abraham, nuestro antepasado en la fe. Alianza eternamente presente consagrada al mismo tiempo en la historia.

Según consta en cada una de nuestras historias, y tenemos todo el interés, que, sujeto a los caprichos del tiempo, para recordarnos a nosotros mismos de vez en cuando. Como antes he invitado a regresar a la base de nuestra vocación marista. Pero esta invitación personal para recordar aquellos momentos en los que el Señor ha relevado nosotros es sólo un aspecto de esta tercera orientación. Porque en “Israel su siervo” Dios mismo cae, es decir un pueblo. Y nos encontramos con el propósito misionero de la Sociedad de María, a la que pertenecemos y que ha de “reunir a todos los creyentes bajo el nombre de María” (§ 18 del Directorio), ya que María es la primera de este pueblo de creyentes, y es como su modelo e inspiración.


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3. MISSIONNAIRES DE DIEU

Ce Dieu dont elle nous parle, c’est bien évidemment celui des juifs, le seul qu’elle connaisse. On peut supposer en effet qu’elle était familière des Psaumes et généralement de l’Ancien Testament. Or ce visage de Dieu, dont elle témoigne et qu’elle authentifie dans son Magnificat, elle va le voir peu à peu se refléter sur celui de son Fils. Et je parle de visage, mais c’est de fait tout un programme qu’elle annonce dans les paroles qu’elle prononce.  Un programme qu’elle va voir se déployer dans la vie et l’action de son Fils. Comment ne pas mettre en parallèle les paroles du Magnificat (“il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles, il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides” Lc 1, 52-53) avec les Béatitudes que Jésus prononcera dans le même évangile (celui de Luc) 5 chapitres plus loin (“Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés…Mais quel malheur pour vous les riches, car vous avez votre consolation” Lc 6, 21 a et 24). Et il est à noter que si Jésus évoque les béatitudes de manière générale au futur, comme une promesse, Marie, elle, en parle au présent. Comme si tout était déjà accompli. Comme si elle précédait son Fils (ainsi qu’elle le fait à Cana dans l’évangile de Jean : “Faites ce qu’il vous dira”). Le Royaume chanté par Marie est donc bien un royaume au présent.

Et si elle le chante, c’est qu’il est d’abord le royaume de la joie. Joie à laquelle notre pape invite tous les chrétiens. Joie que ne désavouera pas le P. Colin : “Livrez-vous à la joie – disait-il. La joie est utile quand elle vient de Dieu…Sautez un peu. La gaîté soulage la nature”(ES 50, 1er trimestre 1842). Et nous-mêmes ? Sommes-nous gais ? Joyeux ? Nous gardons-nous du pessimisme et de la morosité ambiantes ?

Et joie qui s’exprime au contact de l’autre, par l’expérience de la rencontre. Etre missionnaire, c’est rencontrer l’autre. Aller à la rencontre de l’autre. Et se laisser rencontrer par lui. Marie a reçu de l’ange Gabriel, comme en direct du ciel, une mission : celle de porter Dieu. Et elle l’accomplit dès lors qu’elle va à la rencontre d’Elisabeth. Mais c’est la rencontre d’Elisabeth qui lui permet de prendre conscience de l’étendue de cette mission : porter Dieu au monde. Ce sont les paroles d’Elisabeth qui libèrent  le Magnificat de Marie!  Car ce sont les autres qui nous révèlent à nous-mêmes et nous qui servons de révélateurs aux autres. Qui leur permettons de découvrir le meilleur en eux.  Allons-nous comme Marie, à la rencontre des autres ? Sommes-nous missionnaires ? Avons-nous le sentiment d’être envoyés en mission auprès des autres et sommes-nous conscients que Dieu en missionne d’autres auprès de nous ?

Et les paroles inspirées d’Elisabeth, non seulement libèrent l’expression de la joie de Marie, mais élargissent son Magnificat aux dimensions du monde. En effet  très vite après s’être réjoui en elle-même, pour elle-même des merveilles dont elle est bénéficiaire, très vite, après 3 versets, ces merveilles, elle les étend dans l’espace, à son peuple Israël, ce peuple dont elle est issue : “il relève Israël son serviteur”,  et elle les étend dans le temps “: de génération en génération”. Temps et espace qui définissent les limites de notre condition humaine et que Dieu transcende puisque sa promesse est “à jamais” ! Marie, témoignant de ce qui se passe en elle, devient prophète pour le monde. Devient missionnaire pour le monde.

ESPAÑOL

3) MISIONEROS DE DIOS

Este Dios del que María habla en el Magníficat es, obviamente, el Dios de los Judios; es el único que conoce. Es de suponer los Salmos y en general el Antiguo Testamento, le eran familiares. Pero este rostro de Dios, que ella muestra y que autentifica en su Magnificat, lo verá reflejarse gradualmente en su Hijo. Y hablo del rostro, pero en realidad es todo un programa que anunció en las palabras que pronuncia. Un programa que verá realizarse en la vida y obra de su Hijo. ¿Cómo no leer en paralelo las palabras del Magnificat (“derriba del trono a los poderosos y exaltó a los humildes, llenó a los hambrientos de cosas buenas y despidió a los ricos con las manos vacías” Lucas 1: 52-53) con las de las Bienaventuranzas que Jesús cinco capítulos más tarde en el mismo evangelio (Lucas)  “Bienaventurados los que ahora tenéis hambre, porque seréis saciados … Pero, ¡ay de ustedes los ricos, porque ya tenéis vuestro consuelo” Lc 6, 21 y 24. Y hay que señalar que Jesús habla de las Bienaventuranzasa en general hacia el futuro, como una promesa, mientras que María habla como si todo ya se hubiera llevado a cabo. Como si ella precediese su Hijo (y lo hace de Caná en el Evangelio de Juan: “Haced lo que Él os diga”). El Reino cantada por María es de hecho un Reino en el presente.

Y si ella canta, es porque es primero el reino de la alegría. Alegría a la que el Papa Francisco nos invita a todos los cristianos. Alegría que no olvida el Padre Colin: “.. Disfruten de la alegría,  decía,  la alegría es útil cuando se trata de Dios … tener un poco de alegría alivia el corazón” (EN 50, Q1 1842) . Y nosotros? ¿Somos bienaventurados? Somos felices? O quizá nos lo impiden el pesimismo y la tristeza del ambiente?

Y la alegría se expresa en relación de los unos con los otros, por la experiencia del encuentro. Ser misionero es conocer a otro. Es ir al encuentro del otro. Pero también dejar que el otro me encuentre. María recibió del Ángel Gabriel, directamente de lo alto una misión: llevar a Dios. Y ella la realiza inmediatamente saliendo al encuentro de Elizabeth. Pero es el encuentro con Elizabeth que le permite tomar conciencia de la magnitud de esta misión: llevar a Dios al mundo. Son las palabras de Elizabeth que liberan el Magnificat de María! Porque son otros que nos revelan a nosotros mismos y vicebersa, somos nosotros que les revelamos a los otros su ser y misión; lo que les permite experimentar lo mejor de ellos. ¿Somos como María, llevando esta misión a los demás? ¿Somos misioneros? ¿Tenemos la sensación de estar en misión con los demás y somos conscientes de que Dios nos ha enviado a otros en misión?

Las palabras inspiradas por Elizabeth, no sólo desencadenan la expresión de la alegría de María, sino que su Magnificat se expande a proporciones globales. De hecho, poco después de que se regocija en sí misma, por las maravillas que Dios ha hecho en ella, muy rápidamente después de tres versículos, estas maravillas se extienden en el espacio, a su pueblo Israel, el pueblo al que pertenece: “Ayudó a Israel su siervo,” y se también se extienden en el tiempo de “generación en generación”. El tiempo y el espacio que definen los límites de nuestra condición humana, Dios los trasciende desde su promesa que es “para siempre”!

María, que canta lo que sucede en ella, se convierte en profeta para el mundo. Se convierte en misionera en el mundo.

ENGLISH

3) MISSIONARIES OF GOD

The God Mary speaks about in her Magnificat is obviously the God of the Jews; He is the only one she knows. Presumably the Psalms and in general the Old Testament, they were family. But the face of God, and she shows in her Magnificat authenticated, it will gradually be reflected in his Son. And I speak of the face, but it’s actually a whole program announced in the words he utters. A program that will take place in the life and work of her Son. How not to read in parallel the words of the Magnificat (“down from their thrones of the powerful and lifted up the lowly, filled the hungry with good things and sent the rich away empty” Luke 1: 52-53) with Jesus of the Beatitudes five chapters later in the same Gospel (Luke) “Blessed are you who hunger now, for you shall be satisfied … But woe to you who are rich, for you have received your consolation” Lk 6, 21 and 24. And we note that Jesus speaks of Bienaventuranzasa generally towards the future as a promise, while Mary speaks as if everything has already been done. As if she precede His Son (and it does Cana in the Gospel of John: “Do whatever he tells you”). The United sung by Mary is indeed a Kingdom in the present.
And when she sings, it’s because it is first the kingdom of joy. Joy to the Pope Francisco invites all Christians. Joy that does not forget the Father Colin: “.. Enjoy the joy, said, joy is useful when it comes to God … to have a little joy relieves the heart” (EN 50, Q1 1842). And US? Are we blessed? We’re happy? Or maybe we prevent the doom and gloom of the environment?

And the joy is expressed in relationship with each other, by the experience of meeting. Being a missionary is meeting another. It is going to meet the other. But let me find the other. Mary received the Angel Gabriel, directly from above a mission: to bring God. And she performed immediately going out to meet Elizabeth. But it is the encounter with Elizabeth that allows you to realize the magnitude of this mission: to bring God to the world. Are the words of Elizabeth releasing the Magnificat of Mary! Because they are others that reveal ourselves and vicebersa, we who disclose them to others being and mission; allowing them to experience the best of them. Are we like Mary, bringing this mission to others? Are we missionaries? Do we have the feeling of being on mission with others and are aware that God has sent us another mission?

Elizabeth breathed words, not only trigger the expression of the joy of Mary, but her Magnificat expands global proportions. In fact, shortly after he rejoices in itself, for the wonders that God has done in her, very quickly after three verses, these wonders spread in space, your people Israel, the people it belongs ” He helped his servant Israel, “and also extend in time” generation to generation “. The time and space that define the limits of our human condition, God transcends from its promise to be “forever”!

Mary, who sings what happens in it, becomes prophet for the world. It becomes missionary in the world.


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Bernard et Corinne Fenet in Los Negrales

2. LAÏCS MISSIONNAIRES

2 points essentiels à rappeler en introduction :

1) la mission, c’est d’abord celle du Christ. Et on l’a déjà un peu évoqué en rappelant qu’il était venu, par amour du Père, rassembler le peuple de Dieu dispersé, et “venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance” (Jn 10,10)

2) cette mission est confiée à l’Eglise, dont les maristes sont un membre particulier, avec leur spécificité mais qui s’inscrit dans la vocation missionnaire de l’Eglise. Qui est la mission commune de tous les baptisés, avec certes des charismes et des services différents, mais qui reste mission commune, qu’on soit religieux ou laïc, prêtre ou laïc.

L’Eglise est missionnaire par nature, comme les disciples sont par nature missionnaires nous rappellent notre pape François. A cause de la finale de St Matthieu certes (“Allez donc : de toutes les nations faites des disciples” 28,19), mais elle est par nature missionnaire, parce que la mission est sa fonction essentielle, l’expression de sa vraie nature. Et nature, et fonction, donc mission qu’elle ne se donne pas à elle-même mais qu’elle reçoit de son Seigneur. Et c’est cette mission qui lui donne son visage afin qu’elle soit signe eschatologique du Royaume de Dieu.

Elle n’a pas pour but la conversion de l’autre (comme si son salut dépendait exclusivement de son changement de religion). Elle n’a même pas pour but exclusif le salut comme la libération ultime et définitive du péché et de la mort. Une libération à venir. Car son but est aussi d’anticiper cette présence du Royaume de Dieu parmi les hommes, ce Royaume de Dieu qui n’est pas seulement au terme, mais qui ne cesse d’advenir  dans l’histoire et le cœur des hommes et des femmes, et même bien au-delà du peuple de Dieu (car celui-ci n’a pas fini d’être rassemblé).  Un royaume au présent. Donc est mission tout ce qui contribue à anticiper le Royaume de Dieu parmi les hommes.  Or chance ! ce Royaume de Dieu, le Magnificat de Marie nous le décrit. Et ce faisant nous décrit qui est Dieu.

ESPAÑOL

2. MISIONEROS LAICOS

Dos puntos clave a tener en cuenta en la introducción:

1) La misión es sobre todo la de Cristo. Y ya la hemos mencionado un poco al recordar que Él vino de amor del Padre, para reúnir al pueblo de Dios disperso y ha “venido para que tengamos vida y la tengamos en abundancia” ( Jn 10:10)

2) La misión se confía a la Iglesia, de la que el/la marista es un miembro particular, con su especificidad, pero forma parte de la vocación misionera de la Iglesia. La misión común de toda persona bautizada, ciertamente con diferentes carismas y servicios, pero sigue siendo, si uno es religioso o laico, sacerdote o laico.

La Iglesia es misionera por naturaleza, como los discípulos son misioneros por naturaleza, nos recuerda nuestro Papa Francisco. Es de lo que se trata el último mandato en el evangelio de San Mateo: “Id, pues, a todas las naciones, y haced discípulos” 28:19), pero es por su naturaleza misionera, porque la misión es su función esencial, la expresión de su verdadera naturaleza. Y naturaleza y función, por lo que la misión que ella no se da a sí misma para sí misma, sino que la recibe de su Señor. Y esta es la misión la que da la su rostro e identidad, para que sea un signo escatológico del Reino de Dios.

No es misionera solo para la conversión del otro (como si su salvación dependía exclusivamente de su cambio de religión). La misión ni siquiera tiene como propósito exclusivo la salvación como la liberación final y definitiva del pecado y de la muerte. Una liberación futura. Debido a que su propósito es también anticipar la presencia del Reino de Dios entre los hombres, el Reino de Dios no sólo en palabras, acontece y continúa aconteciendo en la historia y en el corazón de los hombres y mujeres, e incluso mucho más allá del pueblo de Dios (porque tiene la vocación de reunir a todos los pueblos). Es un Reino en el presente. Por lo tanto, la misión es algo que ayuda a anticipar el Reino de Dios entre los hombres y las mujeres. Pero por suerte! ese Reino de Dios, María lo describe en el Magníficat. Y al hacerlo describe quién es Dios.

ENGLISH

2. LAY MISSIONARIES

Two key points to consider in the introduction:

1) The mission is primarily Christ’s mission. As we have already seen, he came because of the Father’s desire to gather the scattered people of God.  He has “come that we may have life and have it abundantly” (Jn 10:10)

2) The mission is entrusted to the Church, of which Marists are members. We have our specific role, as part of the total missionary vocation of the Church. This applies to every baptized person, whether priest, religious or layperson – a variety of different charisms and services, at the service of the Church’s total mission.

Pope Francis reminds us that the Church is missionary by nature, like the disciples are missionaries by nature, putting into action the command in the final sentence of Matthew’s gospel: “Go therefore and make disciples from all nations” 28:19). Mission is what the Church is about. It is not something the Church discovers for itself, or invents; it receives it from the Lord. This is the true face of the Church.

The Church is to be an eschatological sign of the Kingdom of God. What does this mean? It is not just a matter of making converts (as if salvation depended exclusively on a change of religion). It is not just a matter of securing eternal salvation, the final and ultimate deliverance from sin and death. It is also about bringing something about now, in the hearts of men and women today, both in the People of God and beyond.  If we want to hear what God wants, and what sort of God He is, we have only to listen to the words of Mary’s hymn of praise, the Magnificat.


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                   Corinne Fenet

INTRODUCTION :

C’est de joie que je voudrais aussi vous parler. Comme le pape en parle à propos de l’Evangile. Mais surtout, c’est d’abord Marie qui en parle et qui la met, la joie, en premier : “Exulte mon esprit !” Parce que cette joie, elle est le carburant et la finalité de la mission que Dieu  nous confie.

Alors vous pouvez constater, si vous avez écouté, que j’ai déjà parlé de laïc. J’ai parlé de mission. J’ai parlé même de Dieu. Mais je n’ai pas encore parlé de maristes. Et pourtant c’est ce qui nous caractérise et nous rassemble. Au point que, du moins en France où nous sommes constitués en association, nous préférons parler de l’Association des Maristes Laïcs, en mettant “maristes” en 1er! C’est plus caractéristique.

Parce que -si je reprends le titre de cet exposé- des laïcs, c’est banal : dans le monde, il y en a tout plein! Des milliards ! Presque autant qu’il y a d’hommes (et de femmes).Et des missionnaires de Dieu? Combien y en a-t-il ? Des millions ? Espérons quelques centaines de milliers au moins…Quant aux maristes ? Mieux vaut ne pas donner de chiffres ! D’autant que ce n’est pas ainsi que Dieu fait ses comptes… Dieu ne compte pas. C’est le diable qui compte, dit-on. Et Dieu compte si peu dans un monde qui lui, compte beaucoup (notre monde de la finance, de l’économie), que lui, Dieu, finit par ne compter pour rien ! Je veux dire que dans notre contexte européen, la référence religieuse est de moins en moins présente. C’est d’ailleurs la 1ère définition du mot “laïc”, c’est-à-dire non religieux, au sens de ce qui ne se réfère pas à Dieu.

Alors parlons-en de cette laïcité et de ce monde laïc.

Distribution du plan : simplissime (à Madrid au mois d’août !)

  • LES LAÏCS

Le mot vient du grec “laïos”, qui signifie le peuple. Ce qui nous vaut déjà une complicité avec Marie, elle-même fille du peuple juif, femme d’Israël, et sans que l’Evangile lui accorde aucun autre titre. Car s’il est précisé que Joseph est issu de la lignée de David, d’une lignée royale en quelque sorte, il n’est rien précisé de Marie : une simple” jeune fille”. Et qui se caractérise elle-même par son humilité de “servante du Seigneur”, “d’humble servante”.

“Il s’est penché sur son humble servante“. Permettez qu’après l’Hymne à la Joie qui ouvrait cette rencontre, je prenne l’Hymne du Magnificat de Marie. Fil rouge que je vous invite à tenir pour être fidèle à notre vocation de laïcs maristes. A la suite de Marie, elle-même à la suite du Christ.

Cette humilité de Marie, au-delà d’une qualité personnelle, n’est pas étrangère à sa condition de laïc en tant qu’elle est issue du peuple et donc de plain-pied avec ce peuple juif, ce peuple de Dieu,  que le Christ est venu rassembler, puis élargir à toute l’humanité.

Et il ne nous étonnera pas que Dieu, pour prendre la condition de serviteur –comme il est dit par St Paul dans l’Hymne aux Philippiens (encore un hymne !)- pour s’abaisser, se baisser jusqu’à hauteur d’homme, ait pris chair d’une servante. Et le terme grec est encore plus fort : il parle de “doulos”, d’esclave !  tant pour qualifier Marie que pour qualifier l’abaissement du Christ. Ce même Dieu qui, ne sachant pas compter, fait tout à l’envers et renverse l’ordre du monde bien ordonné. Voilà qu’ensuite “il élève les humbles“, les servantes et les serviteurs, les esclaves.

Quant à nous qui sommes laïcs dans un monde laïc, de plain-pied avec le monde, avec tout le monde, n’est-ce pas  pour nous une chance que cette laïcité pour annoncer Dieu au monde ?

Mais dans le langage de l’Eglise, le terme de laïc est utilisé aussi d’une autre façon : pour parler des personnes du peuple chrétien qui ne sont pas ordonnées, qui n’ont pas reçu l’ordination (et par extension qui ne sont pas religieux ou religieuses). C’est une qualification comme vous le voyez négative (dont notre humilité par conséquent ne s’offusquera pas!), et certes bien commode, mais il ne faut pas qu’elle durcisse l’opposition entre les “clercs” (ou les “religieux”) et les autres. Car on l’a dit, la raison pour laquelle est venu le Christ c’est de rassembler son peuple, rassembler le peuple dispersé de son Père. Peuple au sein duquel il n’est pas de bon ton que certains commandent en maîtres et fassent sentir leur pouvoir. Car parmi nous il ne doit pas en être ainsi (d’après Mt 20, 25-26)).

Le n°3 des Constitutions (repris dans le Directoire sur les relations entre Maristes religieux et laïcs de 2014) en est bien d’accord. “Tous les Maristes, religieux et laïcs, participent de diverses manières à une unique et même mission : former une communauté de croyants – nous retrouvons notre idée de peuple de Dieu, chère à Vatican II– communauté de croyants, sous le nom de Marie, n’ayant qu’un cœur et qu’une âme, à l’image de l’Eglise des commencements – chère au Père Colin !- et anticipant sur le rassemblement de tous les fidèles à la fin des temps- rassemblement final tout aussi cher à notre fondateur- !

Reste que “les laïcs – le Directoire le réaffirme au § 16- constituent un élément vital du projet originel de la Société de Marie…Ils sont des porteurs indispensables de sa mission”. D’autant que nouveaux venus, et notamment quand ils sont jeunes –il faut bien le dire- ils constituent une chance de renouvellement de la tradition mariste. (Directoire § 14)

On pourrait en dire plus et en écrire des livres sur les relations religieux/laïcs (ces livres ont d’ailleurs déjà été écrits par des maristes éminents – je pense à Comme un pont –Like a bridge- de Laurence Duffy et Charles Girard). Mais il me semble plus essentiel, plus vital et plus urgent d’en venir au sens de la mission –comme le § du Directoire précédemment cité nous y invite- plutôt que passer trop de temps sur les structures et l’organisation. Non négligeables, mais secondes. Ordonnées seulement à la mission confiée par l’Eglise à tout baptisé.

ESPAÑOL

L@S LAIC@S MARISTAS, MISIONEROS DE DIOS.

Corinne Fenet

INTRODUCCIÓN:

Les quiero hablar de alegría. Como el Papa habla de alegría cuando habla del Evangelio. Pero sobre todo, es Marie la primera que habla de alegría y que la participa: “Mi espíritu se alegra”. Es esta alegría el combustible y el propósito de la misión que Dios nos confía.

Como puedes ver, estoy hablando de laicado y de misión. Hablé de Dios. Pero yo no he hablado del ser Marista. Sin embargo, esto es lo que nos caracteriza y nos une. En ese momento, al menos en Francia, donde formamos una asociación, preferimos hablar de la Asociación de MARISTAS LAICOS, poniendo lo “Marista” primero! Esto es lo que más nos caracteriza.

Porque, si retomo el título de esta exposición sobre los y las laic@s parece que es banal: en el mundo hay muchísimos Miles de millones! Casi tantos como hay hombres y mujeres. Pero, ¿misioneros de Dios? ¿Cuántos hay? ¿Millones? Esperemos que unos cientos de miles al menos … ¿En cuanto a Maristas? !Mejor no dar cifras! Sobre todo porque esta no es la manera en que Dios hizo sus cuentas … a Dios no importan los números, Dios no cuenta. Es el diablo que cuenta, dicen. Y Dios parece que tiene tan poco que ver en un mundo que en sí cuanta mucho (nuestro mundo de las finanzas, la economía), que él, a Dios, no se le toma en cuenta casi para nada! Quiero decir que en nuestro contexto europeo, la referencia religiosa es cada vez menos presente. Esta es también la primera definición de la palabra lacios como “secular”, es decir, no religioso, en el sentido de lo que no se refiere a Dios.

Así que vamos a hablar de lo laciso y del mundo secular.

LAICO/A

La palabra viene del griego “Laos”, es decir “pueblo”. Lo que tenemos es ya algo en común con María, ella misma hija del pueblo judío, una mujer de Israel, y a la que Evangelio no le agrega otro título . Porque si se dice que José es de la línea de David, una línea real de alguna manera, pero no hay de eso dicho de María: una “chica” sencilla. Y eso sí la caracteriza: su ser “esclava del Señor”,  humilde “humilde servidora”.

“Miró a la humildad de su servidora.” Después de que abrimos está charla escuchando el Himno a la Alegría, ahora tomo el  Magnificat,  el Himno de María. Y les invito a que lo tomemos como un hilo condictor que para entender y ser fieles a nuestra vocación de laicos maristas. Siguiendo a la misma María en nuestro seguimiento de Cristo.

Esta humildad de María, más allá de ser una cualidad personal, no es ajena a su condición secular, ya que viene del pueblo y por lo tanto de su nivel como parte del pueblo judío, el pueblo de Dios, Cristo vino a reuniir pero también a extender a toda la humanidad.

Y no nos sorprenderá, ya que Dios mismo tomó la condición de servidor, como se dice san Pablo en el himno a los Filipenses (otro himno!) – Se inclinó, se agachó hasta alcanzar la altura humana, tomó carne de un siervo. Y el término griego es aún más fuerte: habla de “Doulos”, esclavo! Miremos a Maria para ver el abajamiento de Cristo. Este mismo Dios, sin importarle los criterios del mundo, lo pone todo al revés, invierte el orden del mundo bien ordenado. Aquí, pues, “enaltece a los humildes”, las doncellas y sirvientes, esclavos.

En cuanto a nosotros, que somos los laicos en un mundo secular, parte del mismo mundo, con todo el mundo, ¿no suena como oportunidad para nosotros anunciar a Dios en este mundo laical?

Pero en el lenguaje de la Iglesia, el término laico también se utiliza para hablar de las personas del pueblo cristiano que no están ordenados, que no han sido ordenados (y por extensión los que no son religiosos o religiosas). Es un título como ves negativo (incluyendo nuestra humildad, por tanto, no se ofendan!), Y, ciertamente, muy conveniente, pero no debe endurecer la oposición entre “clero” (o ” Religiosos”) y notrosos. Como hemos dicho, ¿por qué vino Cristo es reunir a su pueblo, juntar al pueblo disperso de su Padre. En general las personas buscan hacer sentir su poder. Para nosotros no debería ser así (según Mt 20: 25-26)).

Nº 3 de las Constituciones (que retoma el Directorio sobre las relaciones entre Maristas religioso y laicos de 2014) está en esta sintonía:  “Cada marista, religiosos y laicos participan de diversas formas en una sola y misma misión: formar una comunidad de creyentes” – nos encontramos con la idea del pueblo de Dios querida por Vaticano II:  comunidad de los creyentes, bajo el nombre de María, con un solo corazón y una sola alma en la imagen de la Iglesia de los comienzos – querida por el Padre Colin – y anticipando la reunión de los fieles al final de los tiempos- última recopilación igualmente cercana a nuestra fondateur! ”

Aún así, “los laicos – reafirma el Directorio en el § 16 son una parte vital del proyecto original de la Sociedad de María … Ellos son portadores esenciales de su misión.” Sobre todo porque los recién llegados, sobre todo cuando son jóvenes -se debe ser así decir- son una oportunidad para renovar la tradición marista. (Directorio § 14)

Podríamos decir más y escribir libros sobre relaciones religiosos / laicos (y estos ya han sido escritos por notables miembtos de nuestra familia; pienso en  “Como un puente”  de Larry Duffy y Charles Girard. Pero me parece esencial, es más, vital y urgente, para entender el sentido de misión, más que gastar demasiado tiempo en las estructuras y organización.  Significativa, pero segundos. La misión confiada por la Iglesia a todos los bautizados.

ENGLISH

MARIST LAY, MISSIONARIES OF GOD.

Corinne Fenet

INTRODUCTION:

I want to talk of joy. As Pope Francis speaks of joy when he speaks of the Gospel. But above all, I will talk of Mary, who is the first to speak of joy and to communicate it: “My spirit rejoices”. This joy is the purpose of the mission that God entrusts to us.

As you can see, I am speaking of the laity and mission. I talked to God. But I have not spoken of being Marist. However, this is what characterizes us and unites us. At this time, at least in France, where we form a partnership, we prefer to speak of the Association of Marist Lay, putting the “Marist” first! This is what characterizes us.

Because if I return to the title of this conference seems to be banal: in the world there are many billions of Lay people! Almost as many as there are men and women. But missionaries of God? How many there are? Millions? Hopefully a few hundred thousand at least … and as Marist? ! Better not give figures! Especially since this is not the way God made their accounts … God does not care about the numbers, God does not make counts. It is the devil that account. And God seems to have so little to do in a world that itself has a lot of accounting (world of finance, economy),and he, God, is not taken into account almost at all! I mean that in our European context, the religious reference is less and less present. This is also the first definition of the word Lay as “secular”, that means, not religious, in the sense that it does not refer to God.

So let’s talk about what lay people and the secular world.

LAY

The word comes from the Greek “Laos”, meaning “people”. Thant is something we have in common with Mary, herself daughter of the Jewish people, a woman of Israel, and that about her the Gospel does not add another title. About Joseph the Gospel says that he is from the line of David, a real line somehow, but nothing of that about Mary. She is simply a “girl.” A humble girl, and yes its features: her being “handmaid of the Lord” humble “humble servant”.

“He looked at her humble servant.” After listening at the begginingo of this talk  the Ode to Joy, now we take the Magnificat, the hymn of Mary. And I invite you to take it as a thread condictor to better understand and to be faithful to our Marist vocation as Marist lay people following Christ as She did.

This humility of Mary, beyond being a personal quality, It is part of her secular condition, as she comes from the people and therefore she lived their level as part of the Jewish people, God’s people, Christ came to gather Isreal m but also to extend this membership to all humanity.

And it will not surprise us, since God himself took the form of a servant, as St. Paul says in the hymn to the Philippians (another Hymn!) – Bent, bent up to human height, he took flesh of a servant. And the Greek term is even stronger: it speaks of “Doulos,” slave! Look at Maria to see the humiliation of Christ. This same God, no matter the criteria of the world, it makes it all backwards, reversed the order of the well-ordered world. Here then “lifted up the lowly” the maids and servants, slaves.

As for us, who are lay people in a secular world, part of the world, with everyone, does not that sound like a chance for us to proclaim God lay in this world?

But in the language of the Church, lay person is term is also used to talk about those among the Christian people who are not ordained (and by extension those who are not religious). It’s a title as you see negative (including our humility, therefore, no offense!), and certainly convenient, but do not harden the opposition between “clergy” (or “Religious”) and we can assist. As we said, why Christ came to bring together his people, gather the scattered people of his Father. Generally people seek to feel their power. For we should not be so (according to Matthew 20: 25-26)).

No. 3 of the Constitutions (which takes up the directory on the relationship between religious and laity Marist 2014) is in this line: “Every Marist, religious and laity involved in various ways in one and the same mission: to form a community of believers” – we find the idea of ​​the dear people of God by Vatican II: community of believers, under the name of Mary, with one heart and one soul in the image of the Church from the beginning – beloved by Father Colin – and anticipating the gathering of the faithful at the end of the last collection times-also near our fondateur! ”

Still, “the laity – reaffirms the Directory in § 16 are a vital part of the original project of the Society of Mary … They are essential carriers of their mission.” Especially as newcomers, especially when they are young so to speak He must be an opportunity to renew the Marist tradition. (Directory § 14)

We could say more and write books on religious and Lay’s relations (and these have been written by notable miembers of our family , I think in “Like a bridge” by Larry Duffy and Charles Girard. But it seems essential, it is vital and urgent. , to understand the sense of mission, rather than spending too much time in the structures and organization. Significant, but secondary. The mission entrusted by the Church to all the baptized.